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correspondance dans mes créatures que j'ai tant aimées? Personne ne se soucie plus de mon cœur ni de mon amour. Je suis oublié, comme si je n’eusse jamais aimé, comme si je n’eusse jamais souffert, comme si je ai je fusse pour tous un inconnu. Mon cœur est continuellement abreuvé de tristesse ; presque toujours je suis laissé seul dans les églises ; et lorsqu’on s’y réunit en nombre, c’est pour d’autres motifs que celui de m’honorer ; et je dois souffrir de voir mon église, ma maison, convertie en un théâtre de divertissement. Beaucoup, sous des apparences hypocrites, me trahissent par de sacrilèges communions. » (Gemma Galgani, 1878-1905, par le P. Germani, p. 227.)
Et plus récemment encore, Jésus fit entendre une nouvelle plainte à lu terre, La révélation eut lieu le 3 mai 1910, au monastère de la Visitation, rue Denfert-Rochereau, 66, Paris, à Sœur Marie-Antoinette, atteinte d’une maladie de foie.
Jésus lui dit un mot pour elle seule, et ajouta : « Et surtout aime-moi. J'ai tant besoin d'amour. J'en trouve si peu, même auprès de ceux qui me sont consacrés. Je suis l’époux fidèle, en moi il y a pas de déception. » Puis Notre-Seigneur, étendant la main, lui découvrit son Cœur tout brûlant de flammes. Trois rayons s’en détachèrent et vinrent s’abattre sur la maladie.
Elle sentit alors en elle comme l’impression d’un léger souffle. Elle était guérie.
Alors l’encienne supérieure, Sœur Millon, morte depuis six semaines, toute rayonnante
de gloire, s'’approcha d'elle en lui disant : «O ma fille, que Notre-Seigneur est bon pour vous ! Remerciez-le bien. Il ne s’agit plus maintenant d’être à lui à demi. Allons courage ! Commencez à vivre en vraie religieuse. Humilité, obéissance, c’est tout ce qu'il vous faut.» Puis, s’approchant d'elle, elle lui fit une petite croix sur le front, et, en hâte, suivit Notre-Seigneur, Tout avait disparu. (Sem. rel. de Mont., 1910, p. 59.)
On le voit, c’est toujours le même désir d’être aimé et la même souffrance de ne pas être payé de retour.
Chap, III. — Conclusions et applications
Article I. — Tout avec et pour le Sacre-Cœur
Il est temps de conclure.
Demandons-nous ce que nous pouvons faire pour répondre à ces appels réitérés et pressants de Jésus.
Sans doute, nous lui offrirons, pour le consoler, l’hommage sincère et fidèle de notre pauvre cœur, nous lui offrirons méme notre vie, de manière que nous puissions dire avec saint Paul (II Cor., EV, 2) : Nous qui vivons, nous sommes à toute heure livrés à la mort pour Jésus. Mais nous ferons encore plus.
La charité du Christ est en nous, nous la ferons rayonner en en faisant les actes, et Ron contents du don personnel de nousmêmes, nous déploierons notre zèle, pru-
dent sans doute, mais inlassable et intense, pour assurer à Jésus d’autres cœurs qui apaisent quelque peu sa soif d'amour, d’autres volontés et d’autres énergies qui se dépensent à le faire aimer. En un mot, nous fravaillerons à former des apôtres de l'amour, nous cultiverons les vocations.
Pour cela nous ferons connaître de plus en plus l'amour très ardent de Jésus symbolisé par son cœur humain battant dans sa poitrine d'Homme-Dieu, tel qu'il est révélé à la bienheureuse Marguerite-Marie et se manifestant spécialement par le don, de l'Eucharistie. Car nous croyons avoir démontré que le moyen réservé par la divine Providence pour réchauffer les cœurs en ces derniers temps, et préparer le triomphe final, c'est la dévotion au Sacré-Cœur.
Mais ce Sacré-Cœur, il est réellement présent dans l’hestie de nos tabernacles, et pour nous l’hostie, c’est le gage suprême de l’amour de Jésus pour l’homme, c’est l’amour poussé jusqu'à ses dernières limites possibles, c’est le don du Cœur de Jésus.
Nous viendrons donc à l’hostie pour y adorer le Sacré-Cœur, car c'est là qu’il nous attend et veut nous recevoir pour nous inspirer amour zèle et sagesse. Et quand Jésus « daigre nous indiquer lui-même à un moment donné, les formes de pitié qui lui agréent le plus et qui lui conviennent le mieux, sauf le cas d’un attrait différent nettement perçu et sagement controlé, c’est une grave illusion de rejeter celles-là pour recourir à d’autres. »
C'est done au pied du tabernacle, dans la sainte hostie que nous viendrons adorer Jésus, offrir à son Cœur délaissé et tout aimant nos faibles efforts et lui demander de les féconder, car il a promis au prêtre qui s'adresserait à son Cœur le talent de toucher les âmes les plus endurcies. Nous sommes ici à la source de l'esprit d'A postolat. Nous précherons l’amour, et soyonsen convaincus, nous trouverons, en grand nombre dans nos paroisses, des âmes qui comprenant cette doctrine si forte et si consolante de l'amour de Dieu qui souffre de ne pas être aimé et de ne pas trouver des Cœurs qu'il voudrait combler de ses bienfaits, seront captivées par ses charmes et ses consolations et accepteront d’être dans la pratique de leur vie de véritables apôtres.
Articie II—L'œuvre des vocations et les laiques
Je comprends qu’il y a une Providence, que la variété est nécessaire pour l'ordre et la beauté de l'univers moral comme de l'univers physique, et que tous ceux qui aiment ne peuvent exclusivement consacrer leur vie aux travaux d’évangélisation et de conversion. Mais, dites-moi : si tout chrétien était profondément convaincu de ce qui vient d’être dit, sa vie ne serait-elle Pas un peu différente de ce qu'elle est trop souvent aujourd’hui? Une vie, même celle du laïque, qui n'est pas modelée sur celle du Christ et qui, partant, n’est pas à base
“ sacrifice, que vaut-elle? Une vie de laquelle ne rayonne pas les actes de l’amour est-elle autre chose qu’une mort au moins apparente ? Qui non diligit manet in morte ; et celui-là n’a pas un grand amour qui n’en fait pas les actes.
Le laïque qui aura ainsi compris les obligations de l’amour sur lequel repose toute sa religion, pourra-t-il ne pas s’efforcer d’exercer une bonne influence sur les âmes qui sont chaque jour en relation avec lui ; pourra-t-il ne pas être toujours, dans son milieu, par sa parole et ses actes, un bouclier et une lance pour défendre la cause de Jésus-Christ ? Il y a tant de chrétiens qui se disent disiples de Jésus-Christ ?
et qui ne recherchent pas autre chose qu’une vie aisée et tranquille et qui ne pensent qu’à jouir le plus possible des biens de cette terre, qui se désintéressent volontairement de tout grand mouvement pour le bien des âmes et de la religion, de toute action sociale catholique parce que cela pourrait les troubler dars leur douce quiétude; ceux-là, il me semble, ne font pas leur devoir parce que l’esprit de sacrifice ne guide pas leur vie. (1)
C’est ce qu’avaient compris ces génereux adolescents d’un. de nos collèges classiques quand ils s’excitaient aux œuvres d'amour et d’apostot. par cette
(1) On trouvera, en rapport avec l’action sociale des catholiques d’intéressantes considérations et réflexions, dans le livre d'A. Lugan, L'Enseignement socia! de Jésus, spécialement au chapitre : « Tendances individualistes’»
pensée : **Nous ne sommes pas libres de nous choisir tel ou tel idéal de vie. ......
Notre vie ne peut être que celle du Maître dont nous nous proclamons Jes disciples. Et sila vie du Maître a été avant tout une vie dévouée pour l’amour de Dieu et des hommes, la vie du disciple ne peut être qu'une vie dévouée, pour l’amour de Dieu et des hommes, au service des hommes et de Dieu. ”(Groulx, Ur” croisade d’adolescents, p. 174.)
Ceux qui dans le monde ont choisi leur état de vie et sont liés par des devoirs et des obligations, doivent avant tout s’efforcer de s'acquitter ffdèlement de leurs devoirs d’état. Qu'ils se le rappellent cependant: considèrable est le bien qu'ils peuvent faire s’ils sont des chrétiens vraiment dignes de ce nom, vivant sous la loi de l’amour et en faisant les açtes, s’ils sont partout les ‘ hommes de Jésus-Christ.”
L'histoire pourrait ici nous dire les noms de de grands chrétiens, de ces laïques convaincus, qui ont consacré à l'Eglise une intelligence pénétrante et une activité féconde, qui ont fait reculer et trembler ses ennemis, qui ont entièrement dépensé leur vie pour le triomphe de la meilleure des causes, celle de Jésus er des âmes. L. Veuillot et G. Moréno appairaîtraient au premier rang dans cette nombreuse phalange de lutteurs. Et à côté de ceux-là combien de braves soldats se sont anssi dévoués, et
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néamoins sont demeurés dans l'obscurité, inconnus sur la terre, sinon de quelques âmes. (1)
Mais il faut aller plus loin encore et intéresser les laïques à l’œuvre des vocations, en faire même des apôtres de cette œuvre si belle.
Pourquoi, en effet, ne trouverions-nous pas aussi, dans nos paroisses, de pieux laïques qui comprendront cet amour excessif du Cœur de Jésus et voudront faire quelque choses pour le satisfaire, en unissant leurs efforts à ceux du prêtre. Sans doute, ils pourraient donner des prières pour cette cause si noble de rendre à Jésus ce qu’il demande et lui donner des prêtres, mais cela n’est pas suffisant.
(1) Anatole de Su 4 nous raconte dans « Un hiver à
ome » un exemple d'un de ces dévouements humbles, mais qui n’est pas loin d'atteindre le sublime. « L'esprit de sacrifice ayant été l'aliment continuel du Cœur de Jésus, il n'est pas étonnant de voir certaines âmes, dévotes à ce Cœur sacré, pousser RnsT jusqu'à s'offrir à Dieu en victimes pour le bien de l’Église et de son auguste Cbef, Notre époque a été particulièrement féconde en pareils dévouements. La plupart, sans doute, de ces généreuses immolations contemporaines ne se ,consommérent pe désir, elles n’en furent guère moins méritoires.
‘autres cependant furent visiblement acceptées. Telle est, autant que la ne humaine en peut juger, celle de Mlle Marie Léautard, à Rome, en 1866. Cette sainte fille était de Marseille, ville si dévouée au Cœur de Jésus. Elle fut, dans cette grande cité, la providence des pauvres, des prisonniers et des soldats. Elle procura, aux pauvres soldats malades, le grand bienfait de l'établissement des Sœurs de Charité dans les hôpitaux de Marseille, Elle avait reçu de la reconnaissance de Napoléon III, avec la croix de la Légion d'honneur, l’incroyable privilège de demander et d'obtenir la grâce de tous les condamnés militaires du repentir desquels elle se porterait garante, Cette admirable chrétienne étant venue à Rome pour prier sur le tombeau des Apôtres et re. evoir la bénédiction du Pape, y fut retenue par un attrait supérieur et divin, et résolut d'y passer la fin de sa vie. Elle y fut la mère des zouaves pontifissux, comme elle avait été celle
Ils peuvent agir par les conseils. La baronne d’Hooghvorst, qui devait fonder la Société de Marie Réparatrice était encore femme du monde. Au cours d’une soirée, dans un palais de Rome, elle entraîne au
des soldats français à Marseille, En 1866, sentant ses forces s'affaiblir, et ne sachant plus comment servir Dieu, elle eut l'inspiration de couronner sa vie par un suprême et héroïque sacrifice, Pie IX était gravement c'alade, et cette auguste et précieuse santé donnait de nouvelles inquiétudes au monde catholique. Mile Léautard résolut de s'offrir en victime à Dieu, en remplacement de son Vicaire. Mais craignant que ce ne fût un acte de présomption, elle voulut d’abord en obtenir l'autorisation du Pape lui-même. Quand elle lui eut exposé son sublime désir, Pie IX demeurs quelque temps immobile et silencieux, tandis que la saiate fille, les mains jointes et le regard fixé sur lui, attendait sa réponse. Enfin, comme s'il eût obéi à une voix qui lui aurait parlé en secret, il sa main sur la tête de la généreuse chrétienne, et lui dit avec un accent solennel : « Allez, ma fille, et faites ce que Dieu vous a suggéré ». Il la bénit avec émotion et elle le guess remplie de joie. Le lendemain était un dimanche. Mlle Léautard assista, selon sa coutume, à la première messe à Saint-Pierre, Elle reçut la communion, et quand elle eut dans son cœur la victime d'amour, elle offrit sa vie pour le Pape. Son Yœu était à peine formulé, que, saisie d’une douleur terrible et subite, elle tomba à terre en jete:t un cri. On l’entoura, on l’emporta chez elle. On appela le médecin qui déclara que son art était impuissant contre ce mal étrange. Toute la journée et les leux jours suivants, elle ne cessa de souffrir des douleurs si cruelles qu’elle ne pouvait ni parler, ni remercier ceux qui la soignaient, si ce n’est par un sourire ou un mouvement des mains. Le mercredi, 19 décembre, elle devint plus calme ; elle demanda et reçut les derniers sacrements avec une dévotion et une joie angéliques. . Son action de grâces achevée, elle prit congé de ses amis, et répondit elle-même aux prières des agonisants avec une piété touch« tous les cœurs. Lorsqu'on arriva à ces suprê.ses : « Partez, âme chrétienne, au nom du Père qui vous a créée, au nom du Fils qui vous a rachetée, au nom du Saint-Esprit qui vous « sanctifiée », elle baissa la tête et expira. La nouvelle de cette mort fut portée au Vatican. Pie IX la reçut sans témoigner aucune surprise ; mais levant les yeux au ciel, il murmura d’une voix émue : « Sitôt accepté ! » £ : = :
Elle avait aimé, et son amour lui avaii donné l’intellige de cette parole: Noua avons reconnu l'amour de ieu envers nous, en ce qu'il a donné sa vie pour nous. Et TT A ie aussi donner notre vie pour nos frères. (1 JoAn.,
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balcon un jeune prince italien, et lui parle des joies humaines avec un dédain si éloquent, de l’amour et du service de Jésus- Christ avec une passion si persuasive, que son interlocuteur sent naître en lui de belles ambitions surnaturelles, aspire au sacerdoce, et finit par devenir le cardinal Chigi, nonce à Paris vers 1862 ) (Recrut. sacerd., 1914, p. 107).
Et qui ne sait que celui que Dieu appelait à être saint Vincent de Paul, n’avait jamais songé à entrer dans la cléricature quand il fut dirigé de ce côté par les conseils d’un homme du monde, un avocat de Dax, M.
de Commet. Qui pourrait maintenant mesurer l'influence de mères de familles véritablement pieuses, désirant avec ardeur pour leurs enfants la grâce de la vocation religieuse ou sacerdotale, et s’efforçant
(1) Quelle différence entre cette manière d'agir et celle de ces mondains qui, tout récemment, envoyaient leurs sympathies et leurs condoléances à une mère dont la fille se faisait religieuse ; cela évidemment parce que la vie religieuse n’est pas connue et n’est pas en honneur dans ces milieux plus que mondains, composés de catholiques.
L. Veuillot jugeait autrement, lui qui écrivait à un ami attristé de voir sa fille sous le cloître :
« Nous ne possédons pas plus nos enfants qu’un poirier les poires. La maturité venue, le fruit tombe. Heureux celui qui tombe dans les mains de Dieu! Heureuses les vierges qui suivent l'agneau ! Heureux le père qui voit sa fille à l'abri du cloître ! Il garde tout ce qu'il peut garder de son amour ; elle ne l’oubliera pas, elle priera pour lui, elle lui rendra au centuple la dote qu’il lui a donnée. »
Ils ne nous paceuest pas avoir une idée juste de leur rôle vis-à-vis de leur enfant, ces parents qui disent : Si mon enfant prend la soutane, il ne pourra pas dire que je l'ai forcé ; je ne lui en ai jamais parlé et je lui ai > toute la liberté de connaître le monde. Le même raisonnement se répète quand il s'agit des vocations religieuses.
parents devraient désirer pour leurs enfants le bien supérieur du sacerdoce ou de la vocation religieuse et ne pas éviter d’en parler en temps opportun.
d'orienter dans ce sens leurs intelligences et leurs cœurs.
«O pieuses mères,...y songez-vous ?
Ces petites mains qui enlacent les vôtres ou se suspendent à votre cou, un jour elles tiendront, en tremblant, le corps de votre Sauveur.
« Ce cœur d’enfant, où votre nom repose déjà dans la tendresse, un jour, il sera le foyer, pur, ardent, immense, d’où jailliront de toutes parts, comme d’une fournaise, les flammes vives de l’amour de Dieu, de l’amour des âmes.
« Ce petit enfant, il sera prêtre, apôtre, missionnaire peut-être. Ce corps qui grandit, nourri de votre substance, il portera Dieu aux extrémités du monde. Et qui sait ? Ce song de vos veines, il le versera peut-être pour l’amour du Dieu de sa mère.
Vous souriez à son berceau, et les anges s'inclinent avec respect : déjà ils saluent la tombe et les palmes d’un martyr. Et au ciel, quel e gloire pour vos enfants... de leurs lèvres à vos cœurs, quel éternel merci. De vos lèvres à leurs âmes, quel doux alleluia, quel enivrant Te Deum.» (LENFANT, Culte eucharistique).
Mais pour un laïque, il y a plus que la prière et le conseil. « Du fond de leur château, qui domine la station thermale de Bagnoles, dit G. Goyau, (Devoir actuel des laïques pour le recrutement du clergé). M.
et Mme Goupil se montraient si assidument attentifs à la vie diocésaine, que l’Église dut à leur initiative des centaines de prêtres,
et que, dans la seule année de sa mort, en 1888, Mme Goupil assistait de ses deniers 240 candidats au sacerdoce.» (Suivez-moi, p. 47).
Nous savons que dans nos paroisses, malgré le peu de ressources dont disposent ordinairement les familles, il se fait néanmoins nombre de bonnes œuvres. Je connais un bel exemple de générosité et d’apostolat, donné par un brave laïque d’une de nos paroisses. Cet homme préfère dépenser en bonnes œuvres, de son vivant, la petite somme d'argent qu’il a gagnée à la sueur de son front ; tout en cachant son nom, il entretient de ses deniers, dans le séminaire diocésain, quatre enfants de sa paroisse, au choix du curé. Ceci est un fait qui pourrait peut-être devenir plus fréquent. (
Et s'il n’est pas possible de payer un cours complet, ceux qui peuvent disposer
(1) La culture des vocations est une œuvre d'une si haute portée sociale, qu'elle s'impose à tous les chrétiens sans exception. Nous sommes tous solidaires dans la conservation, dans le développement des œuvres de l’Église.
€ craignons pas de le dire souvent aux fidèles eux-mêmes. Peut-être sont-ils exposés à voir deux purts dans la société chrétienne : la portes cléricale et religieuse qui a mission de travailler à la diffusion de l’ vangile, l'assemblée des fidèles qui n’a 5 jouir des bienfaits de la foi. Prêtres, religieux et fidèles. nous faisons une même armée : les uns sont les chefs, les autres sont les soldats ; tous ont un égal intérêt au progrès de l’action catholique, les obligations sont les mêmes, la façon seule de les remplir diffère. aut donc intéresser les fidèles à l'œuvre capitale des vocations : qu'ils donnent des prières, qu'ils augmentent es ressources pécuniaires, qu'ils cèdent de bon cœur les enfants que la Providence demande. (Guibert, cité par Goyau).
n a pu lire, dans le Deroir du 5 octobre dernier, un article signé Pierre Longval, et intitulé : Qui nous donnera es prêtres ? L'auteur touchait ce point du concours des aïques dans la culture des vocations : il a dit, sur ce sujet, choses très opportunes.
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de quelque argent ; la somme fut-elle minime, peuvent l’offrir comme contribution pour fonder une bourse au séminaire diocésain, en faveur des enfants qui inspirent des espérances pour la sacerdoce. On est toujours étonné du résultat, quand il ya le nombre pour travailler au succès d’une cause. Le désir du gain a fait que des sommes considérables ont été enlevées de nos Campagnes par des agents qui faisaient miroiter habilement les profit scertains dans les exploitations de mines ou dans les ventes de terrains : il y a un placement qui ne peut jamais être perdu, c'est celui que l’on fait pour l’œuvre du sacerdoce.
Dans certaines paroisses, des offrandes ont été faites généreusement et sont plus que suffisantes pour payer le cours d’étude de plusieurs enfants pauvres se destinant au sacerdoce. ® C’est un honneur et une source de bénédictions pour ces paroisseu
(D L'œuvre des bourses paroissiales a été fondée, à Hull, par le R. P. J.-A. Guertin, O. M. L., au cours de l'année 1913. Le but est d'assurer, par les souscriptions et les dons des Paroissiens, un capital produisant un revenu suffisant pour l'éducation classique de plusieurs enfants. Au Juniorat du Sacré-Cœur, à Ottawa, il y a aussi l'œuvre du Denier du Sacré-Cœur (ou le Centin annuel), établi pour le soutien de l'Oeuvre des Vocations de prêtres missionnaires.
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Je n'insiste pas davantage. J'ai voule rappeler le motif d'amour ( parce qu'il me semble fondamental dans cette œuvre d’apostolat si agréable au Cœur de Jésus.
Article III.—-Les besoins actuels de l'apostolat
A coté de ceux qui ont fixé leur sort dans le moule, il y a de nombreux jeunes gens, et parmi eux tant de nobles cœurs, qui sera ent heureux de se dévouer si l’occasion leur en était fournie, si l'invitation leur en était faite, Nombreuses aussi sont tes jeunes filles qui seraient prêtes à se consacrer à Dieu, si elles connaissaient un peu mieux la vie religieuse et les services inappréciables qu’elles peuvent rendre à la cause de Jésus pour la conversion des âmes, dans notre pays,et dans ceux où les missionnaires
(1) Mais ce motif d'amour, qui est le dernier mot de la sagesse, devrait plus universellement guider les chrétiens. Notre-Seigneur les y convie de la même voix dont il ap-
à se grouper autour de son Cœur. Il rétend ruiner empire de Satan, « pour nous mettre dans a douce liberté de son amour.» Et combien à propos ! Les temps étaient proches où le bras séculier cesserait de protéger l’Église : aucune contrainte extérieure ne retiendrait plus ni le prêtre dans les obligations sacrées de son ministère, ni le re igieux dans la tâche ardue de son perfectionnement spirituel, ni le simple chrétien dans la soumission aux lois e Dieu et de l'Église. Du dehors viendraient même plutôt de multiples sollicitations à forfaire. L'indécision des esprits, l'énervement des caractères, la confusion amenée par d'incessantes controverses, et même peut-être l’adoucissement des mœurs, allaient diminuer l'horreur du péché et affaiblir l'impression des menaces futures, pourtant si justement redoutables Quel danger, si l'on n'aime ! Le motif de l'amour n'est donc pas seulement le plus parfait, il est encore le plus approprié à la nécessité du leixps présent. Or, certes, toute assurance de salut, toute sécurité morale, est bien pu à ne l'esprit d'amour dans les âmes de onne volonté. En éloignant de leur vue ses armes venresses, ne leur fait-il pas goûter davantage la douce iberté des enfants d'adoption, la suavité de son empire paternel? (VzruEEnscn).
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trop peu nombreux sont absorbés par toutes sortes de travaux qui pourraient être exécutés avec avantages par des âmes qui auraient choisi de suivre le Christ dans la voie des conseils,
Il faut rappeler souvent à la jeunesse les besoins actuels de l’apostolat ; car nous avons la ferme confiance que le jeune homme et la jeune fille ne manqueront pas de trouver là un puissant motif qui les portera à se demander s'ils ne pourraient pas se consacrer au bien et à la conversion des âmes.
Avec tout le respect dont nous sommes capables, demandons-nous où en est le Sauveur dans le succès de l’œuvre de la Rédemption, où en sont les âmes dans le retour qu’elles doivent payer à l’amour du Sauveur, et pourquoi le nombre de ceux qui suivent fidèlement Jésus et font les actes de l’amour n’est pas plus grand? Évidemment, la réponse À cette question est bien difficile à donner ; il ne nous appartient pas de chercher à scruter les décrets éternels de Dieu. Cependant, mettant de côté le point de vue divin, demandons-nous si, pour appliquer aux âmes le sang rédempteur, nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir, tout ce que l’amour nous dit de faire.
Nous l’avons vu, l’amour nous oblige à des actes, et par ces actes nous devenons les coopérateurs, les aides de Dieu dans l’œuvre du salut des âmes, spécialement par la prière, l’apostolat et l’évangélisation. Le champ est immense ; il y a infiniment à
faire. Partout il y a un très grand besoin de prêtres, de missionnaires, de religieuses. Est-ce que je ne pourrais pus devenir l’un ou l’autre ? se demandera le jeune homme ou la jeune fille. Les chiffres sont parfois éloquents : voyons en quel langage ils nous font voir le besoin d'ouvriers pour travailler à la cause de Jésus, en le faisant connaître et aimer,
En Europe, sur une population de 405,- 000,000 d'hommes, il y a 193,619,511 catholiques ; en Océanie, sur 7,500,000, il y a 1,110,488 catholiques ; aux États-Unis, sur 92,000,000, il y a 14,618,761 catholiques ; au Canada, sur 7,200,000, il y a 2,563,579 catholiques ; en Afrique, sur 150,000,000, il y a 3,496,262 catholiques, avec 1,700 missionnaires ; #n Asie, sur 884,490,990, il y a 12,117,754 catholiques, avec 4,656 missionnaires. (1)
En résumé, nous savons que la population du globe terrester est aujourd'hui de 1,600,000,000 d'hommes. De ce nombre
(1) What are 4,656 priests for 884,000,000 men, if we consider that in the United States, for a ittle more than 90,000,000 inhabitants, there are about 17,000 priests... Just think of it ! 4,656 missioners must attend to the ss à the 100 arch-dioceses, vicariates, and prefectures apostolic... s
They look after 116 seminaries, they administer to more r #- 15,000 churches and chapels, they supervise 380 houses of Brothers, who are occupied in teaching and hospital work, 488 houses of nuns, and more then, 10,000 schools which they are ee "2 and last to superintend. They must attent also to 237 educational institutions for Young men, more than 700 orphanages, 116 hospitals, and 162 other charitable institutions. — The Workers are few ». Translated from the italian
« W ang LE Rev. J. F. MeGlinchey, D. D. — 41 Maiden streei, ton, Mass.
retranchons 300,000,000 de catholiques ( ; puis, en admettant qu’il y a 300,000,000 de schismatiques et d'hérétiques qui appartiennent à l'âme de l’Église, nous pouvons dire qu'il reste 1,000,000,000 d'hommes qui ne participent pas encore effectivement aux mérites de la passion du Christ.
Cependant il est bien vrai que le Christ est mort pour tous les hommes et qu’il n’en a exclu aucun du bienfait de la Rédemption. Il doit donc souffrir aujourd’hui de ne pas être aimé plus qu'il ne l’est, S'il est vrai que les causes de son agonie au jardin des Oliviers n'étaient pas tant les souffrances corporelles qui lui étaient réservées que les ingratitudes des hommes et l'inutilité de son sang pour un grand nombre, cette agonie ne dure-t-elle pas encore, même n'est-elle pas plus intense en ces jours où l’on voit que, outre le grand nombre de ceux qui n’appartiennent pas à l’Église, il y a trop sou\ :nt la négligence et la froideur des catholiques eux-mêmes.
S'il est vrai que, sur la croix, Jésus a eu soif des âmes, soif d’être aimé par les hommes de tous les lieux et de tous les siècles, cette parole sitio *) ne s'échappe-t-
(1) 263,000,000, suivant un des derniers rapports de l'œuvre des missions. =
(2) Sitit sitiri Dominus, dit S, Grégoire de Naziance, le Seigneur a soif que nous ayons soif de lui. (TEsNiÈRE, Nat. et effets de la communion, I, p. 88).
Combien ils connaissent peu le Seigneur ceux qui réduisent l'idée de son amour au simple désir de rendre ses créatures heureuses !... Jamais l'élan d’une mère pour presser dans ses bras son enfant qui avait été bien loin d'elle n’approcha de la vive tendresse de notre Dieu pour s unir au Corps et à l'âme du pécheur pardonné !... Les écluses sont ouvertes et le déluge de l'amour infini se pré-
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