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+ vers une bonne vie chrétienne.
Si un homme laissait le foyer domestique pour
Laller au club faire la partie de cartes avec ses
amis, s’il écoutait sans scrupules des histoires
# assez risquées et s’il en disait à son tour; sil “ comptait pour peu de chose des paroles violentes
et des impétuosités de caractère, si surtout, il
} acceptait volontiers de prendre un coup et le
{ prenait parfois un peu fort...…, devenu congré-
ganiste de la sainte Vierge, il comprendra qu'il lui
Afaut changer ces habitudes et les remplacer par
4 des mœurs plus chrétiennes.
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Aïrsi la Congrégation sépare l’homme d’un!
milieu peu favorable à la piété. | Elle le préserve de l'indifférence religieuse et! du danger des amu:ements trop mondains.
Elle lui fait enfin montrer de la bonne volonté pour se corriger de ses défauts et travailler! sérieusement à la sanctification de son âme.
Saint Alphonse de Liguori avait donc raison d'affirmer ‘qu’elle est un lieu de refuge pour les chré-! ‘tiens du monde.”
—J’en conviens, mais avouez aussi que, sije me décide à devenir congréganiste, vous m'avezi
taillé là une rude besogne! J’ai bien peur de n’en pas venir aisément à bout. |
Le PÈRE.--Allons donc ! ne craïignez rien.Quand # un bûcheron entre dans le bois, s’il voyait en block tous les arbres qu’il lui faudra abattre, il y aurait É de quoi le décourager. Mais que fait-il? Il les jette à terre l’un après l’autre, et, à la fin de l’année, ! il est tout surpris de la quantité d'ouvrage qu'il £ a fait.
Agissez de même. Prenez vos défauts, non pas en bloc, mais en détail, l’un après l’autre ; vous en viendrez facile- | ment À bout. L'auteur de l’Imitation ne nous dit-il pas que ‘si chaque année, l’on réformait \ ‘un défaut, l’on deviendrait bien vite parfait.” |
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| D'ailleurs vous ne serez pas seuls pour cette omme d’un{hbesogne. Jésus vous aidera par sa grâce ; la Vierge { Marie, votre bonne mère, priera pour vous. Elle vous assistera comme une mère assiste son enfant, quand il essaie ses premiers pas. Ne l’oubliez pas, ane volonté! la Congrégation est non seulement pour le chrétravailler! tien un lieu de refuge, mai: de plus un arsenal, n âme. où il trouve les moyens de sanctification, les plus |
eligieuse et, idains.
abondants et les plus efficaces.
Nous verrons cela dans le prochain entretien. Au revoir!
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ue, sije me US m'avez n peur de
Voir réponse: aux difficultés contre les congrégations :
1° On peut bien faire son salut sans être congréganiste.
2° Me faire congréganiste ! Mais que diront mes amis ?
ien.Quand Ilème Partie, n°° 1 et 2.
ait en bloc il y aurait Il les jette le l’année, M ITème ENTRETIEN.
Ye ) j F8 QUIL LA CONGRÉGATION ET LA SANCTIFICATION.
j La Congrégation est un Refuge contre les dan- ;, mais enÊ gers du monde, nous l'avons vu l’autre soir, MAIS rez facile- À de plus, selon saint Alphonse, elle est encore un 1 ne nous#{ Arsenal où les chrétiens trouvent ‘les meilleurs réformait Ü moyens de salut”: c’est ce que nous allons exaparfait.” # miner aujourd’hui.
Je tâcherai d’être clair, car il s’agit de vous : expliquer la plus importante des questions : com-
ment on devient un saint et comment la congrégation est la meilleure école pour devenir un saint, Commençons. Tout chrétien est obligé de se sanctifier. C’est le but même de la vie nouvelle. N.-$, nous l’affirme ‘ Soyez parfaits comme votre ‘* Père céleste est parfait.” (St Math, 5. 48.) Saint Paul ne cessait de le rappeler aux premiers fidèles : ‘‘ La volonté de Dieu est que vous deve- “niez saints.” La sanctification acquise peut seule nous donner droit au bonheur éternel,
—Ne pourriez-vous pas me dire d’une manière plus précise ce que vous entendez par 1}.
LE PÈRE.—Mais oui. bien volontiers.
Pour comprendre l’œuvre de la sanctification, rappelons-nous d’abord cr que nous sommes, avant que N.-$. ne vienne travailler sur notre âme par l’action divine qu’on nomme la Grâce.
Nous avons en nous des passions nombreuses:
l’impureté, l’intempérance, la colère, la venseance, l’envie, la jalousie, ete. Elles nous poussent et nous dominent, au gré de leurs caprices. Nous ressemblons à de véritables hommes sauvages,impatients de tout frein et de toute discipline. Voilà en quel état N.-$S. nous prend.
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Alors commence l’œuvre magnifique qu’on appelle la sanctification d'un homme, c’est-à-dire la transformation de cet homme sauvage en homme civilisé, de ce fils de la chair en enfant de Dieu.
Comment se fait l'œuvre de la sanctification de l’homme ?
Jésus commence d’abord par nous donner ses leçons. T1 nous apprend à dompter nos passions, à les soumettre au joug de la loi. Nous cessons peu à peu d’être impudiques et blasphémateurs ; nous réformons nos habitudes d’intempérance ; nous veillons sur nos paroles et nos actions ; en un mot, nous évitons le péché mortel. C’est là le premier pas à faire pour devenir un saint,
Ensuite N.-$. nous enseigne la charité, la douceur, la résignation, le dévouement au prochain, le zèle pour les intérêts de Dieu, l’amour des choses du ciel. Nous prenons ainsi insensiblement les habitudes et les mœurs des habitants du ciel.
C’est le progrès dans la sanctification, le temps où l’homme ne se contente plus seulement de fuir le péché mortel, mais où il s'applique encore à se corriger de ses défauts, à enrichir son âme de vertus et de bonnes œuvres.
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Donc : se dégager d’abord du péché mortel,
Puis pratiquer les vertus chrétiennes conve- 1 nables à notre condition, 1
Enfin, reproduire dans notre vie la vie même de Jésus,
Voilà ce qu'il faut entendre par ces paro'es: sé | sanctifier, se faire un Saint.
—Je comprends cette explication, mais j'en conclus que l’entreprise est difficile. Il doit en coûter beaucoup à un homme pour devenir un saint.
Difficultés de la sanctification. Sa nécessité pour le chrétien.
LE PÈRE.—L'entreprise est difficile, j'en con- # . viens, parce que les vieux instincts de la nature sauvage se mettent souvent en révolte contre les enseignements du maître. Elle demande du courage et de la vaillance, N.-$. nous l'a dit: ‘‘ le ‘‘ royaume des cieux exige de la vaillance, et ‘‘ ceux-là seuls le possèderont qui auront été M * vaiïllants.” Mais cette transformation n’est pas une affaire de choix pour les chrétiens; elle est absolument nécessaire à quiconqueveutsesauver. M Il n’y aura à entrer au ciel que ceux qui porteront sur leur âme la ressemblance de Jésus, le chef des Saints. L
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Enfin cette transformation ne s’opère qu'avec du temps et de la persévérance, parce qu’une nature sauvage comme la nôtre ne se change pas en nature céleste dans l’espace de quelques mois, ni même de quelques années. Il faut savoir mettre à cette œuvre de l’énergie et de la persévérance dans cette énergie. N'est ce donc pas üne erreur fatale que d’attendre à la vieillesse ou même à la mort pour opérer cette transformation nécessaire et essayer de devenir un saint ?
Ne sait-on pas que plus on la retardera, plus aussi elle deviendra difficile, à cause des habitudes qui s’enracineront davantage dans notre âme.
Il est donc sage d’y travailler pendant qu’on est encore en santé et que l’on peut profiter des secours que Jésus nous offre.
— C'est mon avis, je vous l’ai déjà dit, je songe à devenir meilleur. Vous appelez cela se sanctifier, très bien, nous sommes d’accord. Maïs en quoi la Congrégation m'’aidera-t-elle dans ce dessein ?
Le PÈRE.— Patience! je vous le dirai bientôt, mais avant, Laissez-moi vous proposer encore une autre comparaison :
Si je vous demandais ce que doit faire un homme sauvage qui veut se civiliser, un ignorant qui veut s'instruire, un apprenti qui désire
ss lis
apprendre un métier? Vous merepondriez aussi- | tôt: ‘ Maïs c’est bien simple, qu'il se mette à : ‘* P’école d’un maître et prenne ses leçons. qu’il ‘* se fasse corriger par lui, et qu’en toutes choses ‘* 1] réclame son:assistance et sa direction.
Eh bien! voilà précisément ce qu’il faut faire pour devenir un Saint. Jésus est un vrai civilisateur, il vient réformer notre nature sauvage; c’est un maître divin, seul il peut donner à notre âme une éducation céleste.
I] faut donc nous mettre à son école et prendre ses leçons, par la prière.
Il faut lui demander de redresser et de corriger ce qu'il y a de défectueux dans nos œuvres, par la confession.
Il faut enfin nous assurer son secours constant et sa bienveillance, par la communion.
Ainsi: prier, se confesser, communier, voilà les moyens d'arriver à la sainteté.
La Congrégation et les moyens de Salut.
Or la Congrégation fait prier ses membres ; elle les fait se confesser et communier souvent. Elle est donc un arsenal où l’on trouve les meilleurs moyens de salut.
—[l n’est pas besoin d’être congréganiste pour cela. Tout chrétien dans le monde peut prier, se confesser et communier, s’il le veut.
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LE PÈRE.— 1! le peut, oui, j'en conviens, mais le voudra-t-il et le fera-t-il? c’est à une autre affaire! Ensuite le voudra-t-il et 12 fera-t-il avec autant de fruit que s’il était congréganiste ? Je ne le crois pas. Jugez-en vous-même,
Vous savez combien il est difficile d'amener les chrétiens du monde à prier et surtout de les décider à aller à confesse. Ils ont toujours quelque prétexte pour se soustraire à ces obligations — le temps leur manque —les affaires les absorbent—1ils ne se sentent pas bien disposés.
Bref, la négligence finit le plus souvent par l'emporter sur une bonne volonté trop faible et trop indécise. Elle la paralvse entièrement. L'homme fait peu de prières, il va rarement à confesse et par conséquent, demeure toujours dans le même état et dans les mêmes habitudes. Est-ce vrai ?
La Congrégation combat la négligence.
La Congrégation apportera un remède efficace à cette négligence malheureuse.
Elle mettra le chrétien dans la nécessité de prier souvent.
Elle soutiendra sa bonne volonté en le faisant se confesser et communier au moins tous les mois. L'exemple des autres lui rappellera ses
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engagements et l’inv.tera doucemen. à les accomplir.
Elle fera disparaître ce qu'il y a de vague et d’indéterminé dans des promesses comme cellesci: ‘ oui, je prierai - oui, je me confesserai et je ‘‘ communierai souvent” et ce qui en détruit toute l’efficacité. Le congréganiste dira d’une manière bien précise: ‘oui je prierai fous les * dimanches à l’office de la Congrégation —oui, je ‘* me confesserai, tous les mois et je communierai ‘avec mes confrères.” A la bonne heure! voilà un homme qui suit ce qu’il veut, et qui prend les moyens de l'obtenir. Cet homme veut travailler activement à devenir un saint et Jésus et Marie ne manqueront pas de bénir pareille bonne volonté.
— Vous avez raison. Je le sais par ma propre exptrience. Chaque fois que je vais à confesse je prends la résolution d’y revenir plus souvent, et cependant, sous on prétexte où sous un autre, je néglige toujours de le faire.
Oui, je le comprends, pour travailler sérieusement à se sanctifier, il faut quelque chose de plus précis. On doit pour ainsi dire se mettre dansla nécessité d'accomplir ses bonnes résolutions. La Congrégation me serait, à coup sûr, d’une grande utilité pour cette fin, mais avant de dire mon dernier mot, j'aimerais à avoir encore de
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nouvelles explications sur les grands moyens de sanctification dont vous m'avez parlé. Je tiens à les bien entendre, puisqu'ils contiennent Îles
moyens de salut.
Le PÈRE.—Je suis à votre disposition, mais comme ces explications seront un peu longues, si vous l'agréez, nous les remettrons au prochain
entretien. Au revoir !
Voir : DIFFICULTÉS DES GENS DU MONDE.
Me faire congréganiste ! mais je ne suis pas assez dévot pour cela. On ne me recevra pus.
ITème Partie Nos. 3 et 4.
ITIème ENTRETIEN.