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le passé et d'assurer l’avenir. Ils veulent donner à leur âme quelqu’assurance, en face de la mort
qui approche.
Congrégation et Réparation.
La réparation suppose toujours des œuvres de pénitence qui mettent à la gêne l’âme et le corps.
4 L'homme se punit ainsi de la trop grande jiberté
qu'il prit autrefois en commettant le péché.
Mais quand on se demande quelles pénitences faire pour réparer le passé l’on se trouve dans l'embarras.
Jeûner?—Cela m'est impossible, mon travail et mes forces ne me le permettent pas.
Faire des pèlerinages de pénitence ?—Je ne le puis pas.
Pratiquer des macérations, me flageller, porter le cilice ?
Je n’en ai pas le courage et d’ailleurs, dans ma situation, ce serait bien difficile,
Que faire donc pour réparer ?
La Congrégation avec les devoirs qu'elle impose, vous donnera la meilleure réponse à cette question.
Oui, le sacrifice de venir à la réunion du dimanche, d'approcher régulièrement de la con-
en
fession et de la communion tous les mois, de} vous abstenir, selon vos promesses, des amuse- | ments dangereux du monde, des théâtres, de la tréquentation des clubs et des auberges, seront des actes de satisfaction très méritoires pour | vous et très agréables à Dieu. Vous les lui offrirez comme une compensation acceptable pour les fautes du passé.
De plus, afin de payer plus facilement encore votre dette à la justice divine, vous aurez les nombreuses indulgences plénières et partielles que l’Eglise a mises avec tant de libéralité à la disposition des congréganistes.
Bonnes œuvres.
L'homme n’a de valeur réelle aux yeux de
Dieu, que par les bonnes œuvres qu’il opère. En Elles forment son trésor immortel, et chaque En homme, destiné à devenir un saint, devra possé- E «
der ce trésor à la mort, parce que pour tout adulte, le ciel s’achète et ne se donne pas gratuitement,.
Pour faire des œuvres dignes de récompense éternelle, il faut être en état de grâce, c’est-à-dire n'avoir aucun péché mortel sur la conscience. Or, la Congrégation, nous l’avons vu, maintient habituellement l’homme en état de grâce, et lui
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fournit l’occasion de recueillir une riche moisson
e mérites pour le ciel.
De plus, ses pratiques religieuses seront la ause directe d’une foule de bonnes œuvres, faites var les motifs de la charité la plus pure. La réudon du dimanche, la récitation de l'office, les prières, la confession et la communion, tout cela
icertes sera bien agréable à Dieu et bien méritoire
pour l’homme.
Enfin elle portera naturellement ses membres
faux œuvres de miséricorde corporelles et spiri-
tuelles tant recommandées par N.-$.
La charité pour le prochain.
On n’aime pas Dieu sans aimer aussi le prochain. Ces deux amours vont ensemble, Jésus nous l’a dit. Or le congréganiste aime certaine-
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ment Dieu, il sera donc porté à assister le prochain par tous les moyens à sa disposition.
Aussi, dès le principe, en approuvant les Congrégations, le pape Grégoire XIIT assigna-t-il la pratique des œuvres de miséricorde comme l’un des buts principaux de la société.
Voilà pourquoi nous voyons les associations de charité: la saint Vincent de Paul, les patronages, les orphelinats. les sociétés diverses de
secours et de protection, recruter leurs membres
les plus dévoués parmi les con, ganistes de la sainte Vierge.
Les curés peuvent, avec raison, toujours compter sur eux pour les œuvres de zèle qu’ils entreprennent dans leur paroisse.
Cette charité pour le prochain fera de chaque congréganiste un véritable apôtre auprès de sa famille, de ses connaissances, de ses concitoyens.
Comment exercera-t-il cet apostolat? quel devra être ce zèle?
Le V. Père de la Colombière va nous l’apprendre dans une page pleine de vérité et de bon
sens :
‘Je ne prétends pas vous engager dit-il à ‘ porter dans les compagnies le zèle...des mi-
‘“ nistres de l’évangile, beaucoup moins à vous ‘* y ériger en censeurs publics et à vous déchaî- ‘‘ ner en toute occasion contre les relâchements ‘* du siècle.”
‘ Ces hommes plus zélés qu’éclairés, qui ‘* veulent tout réformer, qui font tant de bruit, ‘‘ qui ne gardent aucune mesure, ces dévots qui ‘se récrient sur les moindres désordres, qui se ‘* scandalisent de tout, qui veulent à toute force ‘* mettre tout le monde sur le même pied; ces ‘ dévots ont les intentions les plus droites, je ‘‘ n’en doute pas, mais certainement ce n’est pas ‘“ 1à le caractère du zèle chrétien.
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‘ Le véritable zèle n’est ni impétueux, ni tur- “ bulent, il est modéré, il est circonspect, il sait
|‘ prendre son temps pour s’immiscer avec dou-
‘* ceur, il est compatissant, il est patient, il est
2 humble. Ce n'est pas par de grands discours
“ qu’il produit les plus grands effets. C’est sou- “vent par des complaisances, par des services “rendus à propos, c’est par le prudent usage de l'autorité que nous avons sur les autres, de la ‘‘ confiance que les autres nous témoignent, de
1‘ l'amitié qu’on nous porte. C’est par les prières |‘ qui attirent sur tous ces moyens les bénédic-
‘tions du ciel.
‘ Voilà, MM. le zèle que je vous recommande “aujourd’hui. Ce sera par là que le ma:i sancti- ‘* fiera ses enfants et sa famille, que cet homme ‘ convertira ceux que lui attachent le sang et l'amitié.” (Ler sermon pour la Circoncision.)
Ce zèle aimable et actif est à la portée de tous les congréganistes, et tous le doivent avoir.
Ils seront apôtres en disant à l’occasion de bonnes paroles d'encouragement et de consolation en rendant service au prochain, en l’assistant selon leurs moyens.
Ils sercnt apôtres en offrant des prières et des communions pour la conversion des pécheurs, la propagation de la foi, la prospérité de la sainte
Eglise.
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Ils seront apôtres en donnant aux autres l’exemple d’une vie régulière et chrétienne, en leur montrant les heureux résultats que la bonne volonté peut obtenir.
Enfin, ils seront apôtres, en engageant douce-
ment les meilleurs parmi les chrétiens à entrer
dans la Congrégation de la sainte Vierge.
Chaque congréganiste devrait avoir à cœur de faire plaisir à Marie en lui amenant au moins un nouveau membre.
Ces pratiques de zèle seront autant de témoi-
gnages publics rendus à N.-$. Ils donneront
droit à la magnifique promesse qu’il a faite.
‘ Quiconque se déclarera pour moi devant |
‘‘ les hommes, je me déclarerai de même pour ‘* lui devant mon Père qui est dans le ciel.” (Saint Math. 10. 32.)
Et ces œuvres de piété et de zèle, le congréganiste les accomplira, non pas pendant quelques mois ou quelques années seulement, maïs jusqu’à la mort. La Congrégation assure, en effet, à ses membres le bien si précieux de la stabilité et de la persévérance, dans leurs bonnes résolutions.
La Congrégation et la persévérance.
Vous éviterez ainsi l’écueil où tant de chrétiens du monde font naufrage.
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Vous savez comment les choses se passent.
À Pâques,ces chrétiens prennent des résolutions sérieuses de changer de vie. Ils font pendant
quelque temps des efforts généreux, ils prient,
ils fuient les occasions dangereuses, tout commence à aller mieux, mais hélas, la passion finit encore par l'emporter. Au lieu de se relever
| aussitôt, ils attendent et retombent bientôt dans
leurs vieilles habitudes.
La Congrégation, pourvu que vous soyez fidèles à ses pratiques, rendra impossible et cette négligence dangereuse et ces rechutes fatales. Elle vous assurera la persévérance dans le bien.
Vous persévererez parce que vous prierez.
Vous persévererez parce que, vous confessant et communiant tous les mois, vous éviterez les fautes graves ou vous les effacerez promptement, Vous persévérerez parce que, pour vous aider, vous aurez les prières et les exemples de vos confrères et surtout parce que vous pourrez compter sur l’assistance et la protection de la très sainte Vierge.
Le Congréganiste à la mort.
Quelle confiance ne vous donneront pas, à la mort, ces années de Congrégation |! Années de bonne volonté au service de Dieu et de sa sainte Mère ! Années de luttes généreuses pour éviter le
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mal et faire le bien, Années où il n’y eut pas de
chômages prolongés dans le travail de la sancti
fication parce que l’état de grâce fut l’état ordi naire de votre âme.
Quelle consolation ne sera-ce pas pour vous, il la mort, de vous souvenir des prières offertes if l'office du dimanche, des confessions et des com: munions faites dans les conditions les plus favorables, des sacrifices, des œuvres de charité spirituelle et corporelle, accomplies pour remplies vos devoirs de congréganiste | |
Vous n’aurez pas à craindre de vous présenter devant Dieu les mains vides. Pour faire compensation au poids de vos péchés passés, vous aurez à offrir à votre Juge un riche trésor de mérites, amassé dans la Congrégation de la sainte Vierge.
Votre âme sera en paix à la mort, parce que vous aurez la conscience d’avoir été un homme de bonne volonté, et que Jésus ne demande que cela pour faire entrer cet homme dans les joies du paradis.
Saint Alphonse de Liguori avait donc raison d'appeler la Congrégation un refuge contre les dangers du monde, un arsenal où le chrétien trouve les moyens de salut les plus efficaces.
Il avait donc raison de dire : ‘* Quand un sécu- ‘lier me demande ce qu’il doit faire pour se ‘sauver. Je ne sais rien lui conseiller de plus
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‘utile et de plus sûr que d’aller à la Congréga- “tion,” “ L'homme qui entre dans cette asso- ‘ciation peut s'appliquer, à juste titre, ces “ paroles de la Sagesse : Tous les biens me sont ‘venus avec elle.”
Et cependant, je ne vous ai encore rien dit du plus précieux des avantages que la Congrégation procure à ses membres. Je veux parler de la protection spéciale de la très sainte Vierge.
Devenir enfant de Marie, la prendre pour Souveraine, l'avoir pour Avocate et pour Mère pendant la vie et surtout à la mort ! N'est-ce pas là le plus puissant des motifs qui puisse porter un chrétien à entrer dans la Congrégation ?
Nous allons voir avec bonheur en quoi consiste ce patronage béni, quels avantages immenses il assure aux enfants privilégiés de la très sainte Vierge.
—Mon père, je vous serais très reconnaissant de me donner ces instructions nouvelles, mais je dois vous dire dès maintenant quejesuis parfaiment décidé d’entrer dans la Congrégation de la sainte Vierge.
Voici pourquoi :
Je veux avoir une meilleure vie, je veux prier davantage, et comme vous me l'avez expliqué, me confesser et communier plus souvent. Je veux réparer le passé en faisant quelques sacri-
fices, en m'imposant quelques pénitences. Je veux surtout m'assurer la persévérance jusqu'il la mort dans ces bonnes résolutions ; je ne puis donc rien faire de mieux que de devenir congré-h ganiste de la sainte Vierge. Je vous remercichs des éclaircissements que vous m'avez donnés et j’entendrai avec fruit, j'en suis sûr, les nouvelles instructions que vous m'annoncez sur le patronage de la Vierge Marie.
DIFFICULTÉES.