‹ Pourquoi l'entente doit vaincreChapitre 10 sur 10 · EXPORTATION DES ÉTATS-UNIS · texte numérisé non relu

EXPORTATION DES ÉTATS-UNIS

Avant la guerre

(En millions de francs)

Vers l’Angleterre

Vers la France

Vers l’Italie

Vers la Russie

Les États-Unis ont envoyé aux Alliés, en matériel de guerre, canons, munitions, etc., en deux ans et neuf mois, pour plus de 17 milliards de francs. Qu’on juge, par ce simple chiffre, de la puissance industrielle de l’allié du Nouveau-Monde, désormais^ tout au service de l’Entente.

(1) Tableau extrait de Ce que les États-Unis nous apportent. (Paris, Hachette, éditeur.)

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L’exposé des résultats de la mission de M. André Tardieu, haut commissaire français près le Gouverement américain, renferme des données fort intéressantes sur l’effort industriel des États-Unis.

Jusqu’à la fin du premier semestre 1918, les besoins de l’armée française, en ce qui concerne les automobiles nécessaires aux transports vers le front, sont complètement assurés.

Pour les voies ferrées, l’Amérique envoie 300 locomotives, 2.000 kilomètres de voie, 5.000 appareils de voie.

En outre, 680 locomotives, expédiées à l’armée américaine, allègent d’autant la charge imposée aux chemins de fer français.

D’énormes commandes de guerre vont être exécutées : matières premières d’aviation, éléments de canons, machines-outils, plomb, cuivre, etc.

L’un des chefs de la mission anglaise aux États-Unis, lord Northcliffe, retraçait en quelques lignes vibrantes l’activité formidable des puissantes usines américaines :

« J’ai passé, — écrivait lord Northcliffe, — une soirée à Détroit, ville d’un million d’âmes, et là j’ai vu la production quotidienne des usines d’automobiles sortir par les grandes portes d’un bâtiment dans lequel cent Grands-Palais tiendraient à l’aise.

« J’ai vu sortir de cette usine 3.200 automobiles avec leur carrosserie complètement terminée, et il en sort autant tous les soirs. »

Et lord Northcliffe résumait ainsi ses impressions :

« L’énorme République, faite de cent millions d’âmes, va jeter tout le poids de ses hommes, de ses industries, de sa richesse, de son enthousiasme et de sa ténacité dans la balance de la justice. »

Avec une telle puissance, tout entière à sa disposition, on ne peut plus se demander si l’Entente doit vaincre.

La victoire lui est, d’ores et déjà, assurée.

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