‹ Pourquoi la vie? [microform] Solution rationnelle du problème de l'existence: ce que nous sommes, d'où nous venons, où nous allonsChapitre 9 sur 14 · PREUVES EXPÉRIMENTALES · texte numérisé non relu

PREUVES EXPÉRIMENTALES

La solution que nous venons de donner des problèmes de la vie est basée sur la plus rigoureuse

logique. E\lt est conforme aux croyances des grands génies de l'antiquife, aux enseignements de Socrate, de Platon, d'Origène; à ceux des Druides, dont les profondes vues, aujourd'hui reconstituées par l'histoire, confondent l'esprit humain, à vingt siècles de distance. Elle forme le fond des philosophies de l'Orient, et a inspiré des œuvres et des actes sublimes. C'est en elle que nos pères les Gaulois puisaient leur indomptable courage, leur mépris de la mort. Dans les temps modernes, elle a été professée par Jean Reynaud, Henri Martin, Esquiros, Pierre Leroux, Victor Hugo, etc.

Cependant, malgré leur caractère absolument rationnel, malgré l'autorité des traditions sur lesquelles elles reposent, ces conceptions seraient qualifiées de pures hypothèses et reléguées dans le domaine de l'imagination, si nous ne pouvions les asseoir sur une base inébranlable, sur des expériences directes, sensibles, à la portée de tous.

L'esprit humain, fatigué des théories et des systèmes, devant toute affirmation nouvelle, réclame aujourd'hui des preuves. Ces preuves de l'existence de l'âme, de son immortalité, le spiritualisme expérimental nous les apporte, matérielles, évidentes. 11 suffit d'observer froidement, sérieusement, d'étudier avec persévérance les phénomènes dits spirites, pour se convaincre de leur réalité, de leur importance ; pour sentir quelles vastes conséquences ils auront, au point de vue des transformations sociales, en apportant une base. positive, un solide point d'appui aux lois morales, à l'idéal de justice -sans lesquels aucune civilisation ne peut s'accroître.

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Les âmes des piot'ts se ré if èle Ht aux humains. Elles manifestent leur préserice, s'entretiennent avec iïous,-^noiis initient aux mystères des vies renaissantes^ aux splendeurs de cet avenir qui sera le nôtre.

C'est là un fait réel, trop peu connu et trop souvent contesté. Les expériences du moderne spiritualisme ont été accueillies par le sarcasme, et tous ceux qui s'en sont occupes au début ont été bafoués, ridiculisés, considérés comme des fous.

Tel a été de tout temps le sort des idées nouvelles, Taccueil réservé aux grandes découvertes. On a considéré comme trivial l'usage des tables tournantes; mais les plus grandes lois de l'univers, les plus puissantes forces de la nature, ne se sont pas révélées d'une manière plus imposante. N'est-ce pas grâce aux expériences faites sur des grenouilles que l'électricité a été découverte ? La chute d'une pommedémontrait l'attraction universelle, et l'ébullition d'une marmite, l'action de la vapeur. Quant à être taxés de folie, les spirites partagent sur ce point le sort de Salomon de Caus, de Harvey, de Galvani, et de tant d'autres hommes de génie.

Chose digne de remarque : la plupart de ceux qui critiquent passionnément ces phénomènes, ne les ont ni observés ni étudiés, ou bien ils l'ont fait superficiellement, et, dans le nombre de ceux qui les connaissent et en affirment l'existence, on compte les plus grands savants de l'époque. Tels sont, parmi ces derniers : en Angleterre, Sir W, Crookes, membre de la Société royale de Londres, physicien éminent, à qui on doit la découverte de

la matière radiante; Russel-Wallace, l'émule de Darwin ;Warley, ingénieur en chef des télégraphes; \ F. Myers, président de la Psychical Research ' \ Society ; en Amérique, le jurisconsulte Edmonds, "^ président du Sénat ; le professeur Mapes, de l'Académie nationale; en Allemagne, l'illustre astronome Zœllner; les professeurs Ulrici, Weber, Fechner, de l'Université de Leipzig; en France, Camille Flammarion, le docteur Paul Gibier, élève de Pasteur, Vacqu(2rie, Eug. Nus,C. Fauvety, le colonel de Rochas, le professeur Ch. Richet, de l'Académie de médecine ; le docteur Maxvell, avocat général à la Cour d'appel de Bordeaux, etc. En Italie, le célèbre professeur Lombroso, après avoir longtemps contesté la possibilité des faits spirites, en a, après étude, reconnu publiquement la réalité. Que l'on dise de quel côté sont les garanties d'examen sérieux, de mûre réflexion ? Galilée, à ceux qui niaient le mouvement de la terre, répondait : « E pur si muove!» Crookes se prononce ainsi au sujet des faits spirites : « Je ne dis pas que cela peut être, je dis que cela est. » La vérité, qualifiée d'utopie au début, finit toujours par prévaloir.

Constatons cependant que l'attitude de la presse à l'égard de ces phénomènes s'est sensiblement modifiée. On ne raille, on ne ridiculise plus; on entrevoit qu'il y a là quelque chose de grave. Les grands journaux parisiens, le Rappel, le Figaro^ le Matin, V Éclair y le Journal, etc., publient frécjucmmeni de sérieux articles sur ces matières. La iloctrinc du spiritualisme expérimental se répand dans le monde avec une rapidité prodigieuse. Aux

Etats-Unis, ses adeptes se comptent par millions; l'Europe occidentale est entamée, et jusque dans les milieux les plus reculés, en Espagne, en Russie, des sociétés d'investigation se fondent, de nombreuses publications apparaissent. Un Institut psychique a été fondé à Paris, avec le concours de l'Etat, pour l'étude expérimentale de ces faits. A sa tête, nous voyons le professeur d'Arsonval, du Collège de France.

Le concours de sujets particulièrement doué?? est indispensable pour l'obtention des phénomènes psychiques. Les esprits ne peuvent agir sur les corps matériels et frapper nos sens sans une provision de fluide vital qu'ils empruntent à ces sujets, appelés médiums. Tout le monde possède des rudiments de médiumnité, qui se développent par le travail et l'exercice.

L'âme, dans son existence d outre-tombe, n'est pas dépourvue de forme. Elle possède un corps fluidique, de matière vaporeuse, quintessenciée, nommé périsprit, qui préexiste et survit au corps matériel, dont il est à la fois le canevas, le modèle et le moteur. Ce périspriî ou corps fluidique possède tout un organisme subtil, et c'est par son action, combinée avec le fluide vital des médiums, que l'Esprit se manifeste aux humains, fai; entendre des coups, déplace des objets, correspond avec nous par des signes de convention. Dans certains cas, il peut même se rendre visible, tangible, produire de l'écriture directe, des messages, et jusqu'à des empreintes et des moulages de son enveloppe matérialisée. Tous ces faits ont été ob-

serves des milliers de fois par les savants que nous avons désignés et par des personnes de tout rang, de tout âge et de tout pays. Ils prouvent expérimentalement l'existence, autour de nous, d'un «îonde invisible, peuplé des âmes qui ont quitté la terre, parmi lesquelles se trouvent celles que nous avons connues, aimées, et que nous rejoindrons un jour. Ce sont elles qui nous enseignent la philosophie consolante et grandiose dont nous avons esquissé plus haut les traits essentiels.

Et que l'on sache bien que ces manifestations, considérées par tant d'hommes — sous l'empire de préjugés étroits — comme étranges, anormales, impossibles, ces manifestations ont toujours existé. Des rapports continus ont uni le monde des Esprits.au monde des vivants. L'histoire en fait foi. L'apparition de Samuel à Saul, le génie familiei de Socrate, ceux du Tasse et de Jérôme Cardan, -les voix de Jeanne d'Arc, tajit d'autres faits analogues, procèdent des mêmes causes. Seulement, ce que l'on considérait autrefois comme surnaturel et miraculeux, se présente aujourd'hui avec un caractère rationnel, comme un ensemble de faits régis par des lois rigoureuses, dont l'étude faJt naître en nous une conviction profonde, éclairée.

Le monde invisible n'est en réalité que le prolongement du monde visible. Au delà des limites tracées par vjès sens, il est des formes de la matière et de la vie dont la science comprend de plus en plus là possibilité, depuis que la découverte de la matière radiante, l'application des rayons X, les travaux de Hertzsurla télégraphie sans fil, de Loc-

kyer sur les nébuleuses, ceux de Becquerel, Curie, Lebon sur la radio-activité des corps, lui ont ouvert tout un domaine ignoré de la nature.

Les faits spiritcs, on le voit, loin d'être méprisables,constituent une des plus grandes révolutions intellectuelles et morales qui se soient produites dans l'histoire du globe. Ils sont le plus sérieux argument que Ton puisse opposer au matérialisme. La certitude de revivre au delà du tombeau, dans la plénitude de nos facultés et de notre conscience, fait perdre à la mort son épouvantail. La connaissance des situations heureuses ou pénibles, faites aux Esprits par leurs bonnes ou mauvaises actions, est une puissante sanction morale. La perspective des progrès infinis, des conquêtes intellectuelles, qui attendent tous les cires et les portent vers des destinées communes, peut seule rapprocher les hommes, les unir par des liens fraternels. La doctrine du spiritualisme expérimental est la seule philosophie positive qui réponde à tous les besoins 111 oraux de l'humanité.

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