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liberté, l'indépendance ou l'existence de l'Église, même sous le rapport temporel.
« Dans ces cas, un catholique peut-il, sans renier sa foi, sans se montrer hostile à l'Église dont il est membre, un catholique peut-il, disonsnous, refuser à l'Église le droit de se défendre, ou plutôt de défendre les intérêts spirituels des âmes qui lui sont confiées ? Mais l'Église parle, agit et combat par son clergé, et refuser ces droits au clergé, c'est les refuser à l'Église.
« Alors le prêtre et l'évêque peuvent en toute justice et doivent en toute conscience élever la voix, signaler le danger, déclarer avec autorité que voter en tel sens est un péché, que faire tel acte expose aux censures de l'Église. Ils peuvent et doivent parler non seulement aux électeurs et aux candidats, mais même aux autorités constituées, car le devoir de tout homme qui veut sauver son âme est tracé par la loi divine: et l'Église, comme une mère, doit à tous ses enfants, de quelque rang qu'ils soient, l'amour, et, par conséquent, la vigilance spirituelle. Ce n'est donc point convertir la chaire en tribune politique que d'éclairer la conscience des fidèles sur toutes ces questions où le salut se trouve intéressé »
L'école mondaine L'abnégation de soi, la mortification de la chair,
l'esprit de pénitence forment la base fondamentale de la vie chrétienne.
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« Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il se renonce soi-même, qu'il porte sa croix et me suive. Car qui voudra sauver son âme la perdra. »!
« Qui aime son père ou sa mère plus que moi, nest pas digne de moi, ou qui aime son fils ou sa fille plus que moi, n'est pas digne de moi. Et qui ne prend pas sa croix et ne me suis pas, n'est pas digne de moi. » ?
« Si qu-lqu'un vient à moi et ne hait pas... même sa propré âme, il ne peut être mon disciple. » #
« Que si ton œil droit te scandalise, arrache-le et jette-le loin de toi; car il vaut mieux pour toi qu'un de tes membres périsse, que si tout ton corps était jeté dans la géhenne. » 4
« Je châtie mon corps, et je le réduis en servitude, de peur qu'après avoir prêché aux autres, je ne sois moi-même réprouvé. » 5
Rien n'est plus opposé à cet esprit de Jésus- Christ que l'esprit du monde: il en est l'antipode, l'ennemi irréconciliable.
L'école mondaine ne se déclare pas, il est vrai, ouvertement contre Dieu comme le fait l'école radicale, mais elle n'en ruine pas moins son empire sur les âmes par ses fausses maximes, ses sophismes, ses préjugés, ses obligations tyran-
1. Matth. XVI,24,25. 3. Luc, XIV. 26, 27. 5. 1 Cor. IX, 27. 2. Idem. X. 37, 36. 4. Matth. V. 29.
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niques, ses lieux de plaisirs, ses spectacles enivrants et ses fêtes pleines de séductions. Elle répand partout le mensonge et l'illusion, caresse les passions les plus dangereuses, se montre clémrnte pour tous les vices, au point de réduire pai vis certains crimes aux Proportions de fautes faciles à pardonner. sd
L'école mondaine prêche à ses disciples l'amour des plaisirs, des richesses, des dignités; elle flatte leur amour-propre et leur vanité, leur offre en appât tout ce qui surexcite les sens, favorise les tendances mauvaises, allume dans l'âme le foyer du péché.
L'école mondaine fait de la terre la vraie patrie du bonheur, « couvrant le ciel de tant d'ombres que l'âme affolée ne le peut plus voir. »
L'école mondaine raille ceux qui veulent être à Dieu sans réserve; elle tourne en ridicule leur piété, se moque de leur simplicité, de leur morale trop sévère, de ce qu'elle appelle « l'étroitesse de leur conscience ». Enfin l'âme de l'école mondaine, le principe de ses mouvements, la loi qui régit tous ses actes, c'est la triple concupiscence dont parle l'apôtre saint Jean: « Tout ce qui est dans le monde est convoitise de la chair, convoitise des yeux, orgueil de la vie. »!