Mgr Pie. {nstructions pastorales, de
Conclusion
La conclusion à tirer de cette longue étude sur la véritable situation religieuse de notre Pays, sur les progrès alarmants qu'ont faits parmi nous depuis une trentaine d'années les trois principales écoles hostiles à l'esprit chrétien, s'impose d'elle-
gande pour le mal habile et active. Ils s'efforcent, par les livres, les journaux, les clubs, les associations secrètes, les conversations privées, d'agir à la fois sur les individus, sur les familles, sur le peuple, sur les hommes Publics, sur les conseils municipaux, sur les gouvernements eux-mêmes.
Leurs idées malsaines, ne nous le dissimulons pas, ont fait du chemin, elles Pénètrent peu à peu dans toutes les classes de la société.
Du côté des catholiques, que voyons-nous ? Trop souvent l'apathie, l'intérêt personnel dominant tous les autres intérêts, même ceux de la religion et de la Patrie, le défaut d'entente, l'absence à peu près complète d'une action collective vraiment efficace.
Il importe donc, si nous voulons arrêter la marche du mal, de grouper nos forces, de les organiser d'une manière Pratique et intelligente, de créer une élite de chrétiens inébranlables dans leur foi et courageux quand il s'agit de la défendre: il importe de fonder et de soutenir, avec le concours de cette élite, des œuvres d'action sociale catholique; œuvre de la bonne presse, œuvre des Patronages, œuvre des syndicats ouvriers et agricoles, œuvre des caisses économiques, etc.
Eh bien! je l'ai établi plus haut, ces résultats si désirables, nous les obtiendrons surtout par les retraites fermées.
Parlez donc souvent des retraites fermées à VOS paroissiens, chers collaborateurs ; parlez-leur en du haut de la chaire, au confessionnal, dans des entretiens intimes avec eux; faites-leur connaître, d'après l'exposé que je vous en ai tracé, le but, le fonctionnement, les immenses avantages de ces retraites. Dirigez vers les maisons bénies où elles sont données chaque année, ceux de vos Paroissiens en qui vous remarquez une foi plus vive et particulièrement l'esprit d'apostolat. Occupez-vous ensuite de ces âmes d'élite, encouragez-les à persévérer dans leur généreuse résolution d'être des modèles au milieu de leurs concitoyens; dirigez-les avec prudence et zèle; servezvous d'elles comme d'instruments puissants pour le bien dans vos paroisses, favorisez leur élection comme marguilliers, conseillers municipaux, commissaires d'écoles.
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Croyez-moi, vous trouverez en ces excellents catholiques les vrais Soutiens de vos œuvres, Comme aussi les intrépides défenseurs de la morale Chrétienne et des droits sociaux de l'Église:. .« Dans un légitime désir de vouloir tout sauver par les écoles, les Patronages, les associations de jeunes gens, les groupements d'hommes, les confréries de jeunes filles et de femmes, on n'a Pas su discerner les élites: il eût fallu d'abord posséder celles-ci, pour conquérir les autres. » !
Donné à Joliette, en notre maison épiscopale, sous notre seing, le sceau de nos armes et le contreseing de notre chancelier, le 16 mai 1912; en la fête de l'Ascension.
t JOSEPH-ALF RED, Évêque de Joliette Par mandement de Monseigneur, |
Irénée GERVAIS, brètre, Chancelier
L Paroles de Mgr Ricard, archevêque d'Auch,