‹ Pouzzoles antique (histoire et topographie)Chapitre 105 sur 341 · Kaibel, 926 (milieu du 111° siècle · texte numérisé non relu

Kaibel, 926 (milieu du 111° siècle

LES ORIENTAUX A POUZZOLES

tion de Tépoque impériale mentionne à Pouzzolesun Arabe, Soko\j.xioq : celui-ci ne se sert plus de sa langue nationale, mais du grec ^ Une femme, Tolomais, probablement une Nabatéenne, est connue par une inscription latine 2. Un autre Nabatéen de Pouzzoles s'appelle L. Saufeius Arabs 3, Le cognomen Malchio ^ est également sémitique.

Les Hébreux. — De Pouzzoles les gens de race sémitique se répandirent dans toute la Campanie et dans les ports voisins ^. Mais souvent on ne peut savoir si l'esclavage ou le commerce les y amenait. Pour les Hébreux, l'esclavage fut le facteur principal. Les « Juifs qui habitaient l'Occident, écrit Mommsen, ne provenaient pas pour la plupart de l'émigration commerciale ; c'étaient des prisonniers de guerre ou des fils de prisonniers, des gens par conséquent qui n'avaient pas de patrie. Cette situation de parias se rattache au marché d'esclaves 6. » Selon le même auteur, les Juifs de Pouzzoles n'ont joué qu'un rôle très secondaire auprès des Syriens. « La communauté de religion entre les émigrés juifs commerçants, et les émigrés juifs prolétaires pesait également sur tous les Juifs ». Ces remarques très pénétrantes s'appliquent surtout à la période de la dispersion des Juifs qui suivit la guerre de Titus et la destruction du Temple. A cette époque, parmi les Juifs de Pouzzoles, beaucoup devaient être d'anciens esclaves. Après la destruction du Temple, ils purent continuer d'exercer leur culte et de fonder des collèges d'Anciens, présidés par le plus ancien d'entre eux : le -^epoua'.ipxfiq ^. On lit le nom d'un gérousiarque dans une inscription retrouvée à Marano, dans le voisinage de Pouzzoles ; il y est dit qu'il fit construire le mur d'enceinte (maceriam duxit) d'une tombe ou d'un champ de tombes ;

1. Kaibel, 842 : ©oXofj-aîoç 0ai[xà)Aou ô xal MâÇtfjioç, nsTpaîoi;, £Çr,aev ïx-q Xy

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