‹ Pouzzoles antique (histoire et topographie)Chapitre 132 sur 341 · Slrab., 246 : t] 'Hçabxou ayopà · texte numérisé non relu

Slrab., 246 : t] 'Hçabxou ayopà

2. A Cumes, à l'époque très reculée où Cumes semble avoir étendu sa domination sur la plaine campanienne, avant rétablissement des étrusques à Capoue (Dion. Hal., VII, 3; Beloch, Camp., p. 149).

3. La Juno Gaura, en efl'et, ne semble pas avoir été honorée à Capoue même, mais avoir été la déesse d'un pagus, c'est-à-dire de la partie du territoire de Capoue qui comprenait le mont Gaurus. Cela ressort de l'inscription CIL., I, 573 : heisce maffistr. ex pagei scitii in servum Junonis Gaurae contule. Le territoire de Capoue était divisé en pagi (Beloch, Camp., p. 320, 32i; cf.

CULTES GRECS OU INDIGÈNES

ï Cultes grecs: Apollon. — Les Grecs de Cumes, en s'assujettissant la colonie des Samiens, y apportèrent leurs dieux, il en fut de même à Naples, où les cultes de Cumes (Apollon, Dèmèter) s'introduisirent et devinrent cultes nationaux. On a quelquefois cru que le passage suivant de Stace rappelait la fondation de Dicaearchia sous les auspices du dieu protecteur, Apollon :

Hinc auspice condita Phœbo Tecta, Dicarchei portusque et littora mundi Hospita ' .

Cette interprétation est-elle exacte ? L'auteur dit que l'éruption du Vésuve n"a pas endommagé les villes de la Campanie : il donne comme exemples le «. temple bâti sous les auspices d'Apollon », le port de Dicaearchia, et les rivages, « hôtes de l'univers » ; puis il parle de Capoue et de Naples. Les mots auspice condita Phoeho tecta s'appliqueraient aussi bien au célèbre temple de l'Apollon de Cumes qu'à un temple de Pouzzoles.

Ce que nous savons de l'histoire de Dicaearchia, les analogies avec Naples, le voisinage immédiat de Cumes nous invitent d'ailleurs à penser que le culte d'Apollon dut exister à Pouzzoles dès la période grecque.

Le temple du dieu est représenté sur le dessin de Bellori. A l'époque romaine, deux inscriptions lui sont dédiées'-.

Poséidon. — Le culte de Poséidon remonte peut-être à l'époque grecque. Le dessin de Bellori et un texte de Cicéron^

aussi le pagus Herculaneus {CIL., I, 571). Quand le pagus qui comprenait le mont Gaurus fut donné à Pouzzoles (cf. ch. II, 2" part), le culte de la Juno Gaura dut faire partie de ceux de cette ville. — On dérive généralement le mot Gaurus du grec yaùpoç (Beloch, op. cit., p. 25 : le mont orgueilleux, dominateur. Le Gaurus est en effet le point le plus élevé de la région). Peut-être est-il d'origine plus ancienne. Dans les Alpes Grées existait un mont Gaura {Itin. Ilieros., p. 263, ed. Parthey). N'en serait-il pas du Gaurus et du Gaura comme du Vésuveetde la 'Vésubic (dans le midi de la France), où des historiens et des linguistes ont cru voir le même mot ligure ? La Campanie semble avoir été occupée très anciennement par des Ligures (cf. le mot Leboriae comme témoignage de cette occupation). Sur ce point, Pais, Stoi'ia délia Sicilia, I, p. 56, note 4; p. 498, note 3.

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