‹ Pouzzoles antique (histoire et topographie)Chapitre 135 sur 341 · Id., p · texte numérisé non relu

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6. C[L.,X, ", 812 : Sahina sacerdos Cereris public, monuin. sihi vivae fecil. — 1829: ...m...nae.miin... [sac.public]ae Cereris... [vi.x]it an. Ixxx.riii... urnina et... us.

7. CIL., X, 1583. Lihero Palri sacrumT.T. Fluvii Erlectianu.'i el Oli/rnpianu.^ fil. eius .mcerdotes orcfiophaniae.

Ihid., 1584. Libero Pdlri sacrum xx annale T.Fl. Kclediani sacerd. Aarel. Auçf.lib.Uraco parastata consacravit.

Ibid., 1585. [P]ertinacis Aucf.et [M.Aureli Anto]nini Pu Auçf. et P. Sepl[imi Getaenobi]lissimiCaes.etJuli[aeDom,naemat.Augg.] et kastrorum Slla[cci.a]

CULTES GRECS OU INDIGÈNES

Le titre de la prêtresse n'est pas le même: les prêtresses officielles sont sacerclotes Cereris, Stlaccia est sacerdos Cererum. Au premier abord on songerait volontiers aux Gereres africaines ; mais dans aucune inscription d'Afrique elles ne sont unies à Dionysos ^: elles ont un caractère particulier, provenant de la tendance des Sémites à concevoir la divinité une sous la forme plusieurs 2. Les Gereres de Pouzzoles ne sont pas non plus, comme le pense Birt ■\ la Gérés grecque et . la Gérés romaine associées. Il est plus simple de voir en elles Dèmèter et Korè (comme Gastor et Pollux dans les Gastores) ^ ; déjà en Grèce, bien que Dèmèter et sa fille ne paraissent pas avoir été réunies sous le nom de la première mis au pluriel, existait entre elles l'espèce d'identité que l'on constate à Pouzzoles (cf. l'analogie des épithètes qui leur sont données, la parité du type sculptural et des attributs sur les monuments figurés, l'appellation de tco ©sco ou de Me-^aMi Osa- ^.

Elles étaient adorées par un thiase (appelé Placidianus du nom d'un Placidus ou Placidius qui en était le fondateur ou le magister), confrérie d'initiés célébrant des mystères qui avaient un caractère et des origines exotiques. A côté du vieux culte officiel de la colonie s'était établi celui d'un Dionysos orientalisé.

Des mystères dérivant de ceux d'Éleusis, étaient connus peut-être à Naples depuis l'époque où cette ville reçut dans

sacerdos Cererum introii[ns causa] thiaso Placidiano donavi[t] Flavio T.f. Eclectiano sace[rdote] T.Stlacciis Sotere et Repa[rato].

Aux inscriptions précédentes il faut joindre celle-ci, CIL., X, 1586 : Lihero Palri sacrum Luperciis Augustorum libertus ....tor.sta ....an.

Le n° 1585 doit être daté des années 201-209; Caracalla y porte le titre de Pius qu'il reçut en 201, et Géta y est encore César. Le rapprochement des n"" 1585, où il est question du prêtre Flavius Eclectianus, avec les n"» 1583 et 1584 prouve la communauté du culte de Cérès et de Liber. La prêtresse Stlaccia fait un don au thiase de Cérès et de Liber, à la suite de sa nommation ; c'est une habitude que nous connaissons par un texte de Suétone {Claud., IX : Sestertium octogies pro introitu novi sacerdotii coactus impendere). Les SUaccii étaient une des familles riches et considérées des Pouzzoles; un Stlaccius Albinus fut décurion (cf. ch. II, p. 50).

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