Stat., Silv., IV
RELIGION
son sein des éléments attiques. Un passage de Velleius laisse également su^Dpcser que le culte de Dèmèter fut toujours, à Cumes, accompagné de mystères K Mais, dans les siècles antérieurs, ils avaient un caractère purement hellénique. A l'époque de Septime Sévère, des éléments nouveaux s'introduisent ; l'ancien dieu grec et gréco-romain est transformé par des influences asiatiques.
Il est question, dans l'inscription nM584, d'un sacrum xx annale. Ce sacrifice, renouvelé tous les vingt ans, est, comme Mommsen l'a pensé -, un taurobole. Mais comment se fait-il qu'il ait lieu en l'honneur de Liber? Le cas, extrêmement curieux, ne s'explique que par l'assimilation de Liber et d'Attis 3. Dionysos, dieu de la végétation, de la force souterraine, faisait germer les arbres, les fleurs elles fruits: de même Attis, fils de Gybèle, était la vie végétative; sa mère l'aimait comme la terre aime la végétation issue d'elle ^ Entre Gérés et Gybèle des affinités profondes existaient. line serait pas surprenant qu'Attis et Dionysos aient été quelquefois rapprochés par les anciens. En fait des contacts entre les deux cultes se produisirent de bonne heure en Asie Mineure Quelques textes fournissent d'assez grandes présomptions en faveur de l'identification d' Attis et de Dionysos, admise par certains mythologues ^\ Il semble d'autre part que Dionysos ait été assimilé par les Grecs avec le dieu phrygien Sabazios, confondu parfois lui-même avec Attis L'inscription de Pouzzoles nous permet de constater l'aboutissement de cette ten-