Capasso. Mon. Neap. chic, I, p. 156, note
.3. Une tradition locale relative à saint Pierre et à saint Celse a été recueillie par le chanoine Tutini ; « lu un luoco che si dice Quarto a Pozzuoli vi è traditione uua antica cappella dentro lo giardino del Vescovo dovedicono chequivi San Pietro célébrasse la quarta messa e ve si veggono infinité ruine et antichiedificii. » Bibliothcca Brancacciana. Cod. portant le titre: Rnccolta di cose diverse pros.i'che e poetiche. I V . A, 6,/'. 2/; cité par B. Cancera, Memorie s<ortc/ie dellaChiesa Pii^eo^ana (Naples, 1886), p. 1. Cette tradition s'est perpétuée.jusqu a nos jours. Après le "Vado di Serra, à droite de la route de Capoue et à une cinquantaine de mètres de cette route, se trouve une toute petite chapelle, refaite dans les temps modernes, et encore appelée dans le pays San Petrillo,
RELICtION
Quelques noms d'évêques nous sont connus ; mais ils nous ramènent immédiatement au m'' et au iv"^' siècles de l'ère chrétienne.
Maximus. — Un certain Maximus, évèque de Pouzzoles, est cité dans la Vie grecque de saint Janvier avec Maxence, évèque de Cumes, et Cosmas, évêque de Naples i. Cette donnée paraît mériter notre créance. Cosmas est connu en effet par d'autres documents comme ayant vécu à la même époque, c'est-k-dire dans les premières années du tv^ siècle. Il n'est autre, ainsi que l'a montré Capasso, que l'évêque Sosimus, nommé dans la Chronique des évêques de l'église de Naples par Jean Diacre, comme ayant gouverné cette église sous Constantin, à l'époque du pape Miltiade et jusqu'à la onzième année du pontificat de Silvestre Ces indications jointes à celles fournies par d'autres documents 3, suivant lesquels Sosimus fut 4 4 ans évêque de Naples, nous invitent k dater son épiscopat des années 340-32i (dates proposées par M. Capasso). Or on remarquera que, selon la Vie grecque de saint Janvier, Cosmas eût déjà été évêque à Naples en 305, dans le même temps que Maximus l'était k Pouzzoles. Entre les deux documents existe donc une différence de C|uelques années. Faut-il croire que l'auteur de la Vie de saint Janvier a antidaté l'épiscopat de Maximus, et que celui-ci n'était pas encore évèque en 30o? Faut-il, au contraire, en modifiant les dates approximativement proposées par M. Capasso, faire commencer l'épiscopat de Cosmas avant l'année 340? C'est ce qu'il est impossible de déterminer. Les deux évêques paraissent, en tout cas, avoir été contemporains, et, si Ton ne peut préciser les dates, on peut du moins placer leur épiscopat dans les premières années du iv*^ siècle.
Florentins. — A la fin du même siècle, une lettre des empereurs Valentinien et Gratien au vicaire Aquilinus nous
c est-à-dire, la petite ég-lise de Pierre. Les traditions relatives à cette chapelle de San Petriilo remontent-elles seulement au moyen âyc ou à une époque plus reculée? C'est ce qu'on ne saurait dire.
1. Vilti Sancli Januarii episcopi et martyris dans la Bihliotheca Casiiiensis, i. II, p. 238 : 'E-ci §£ àvajTpscpOsvia xdv MaÇévTiov y.at£<ptXï]3£v xxt xov Mà?t[j.ov £v nonoÀot;, ôvTa; kr.'.iy.'jTZO'Ji '^e y-où otXou; auToCi' TsAcU-atO'/ riXOsv îî? Nîâ-o-
XtV, O'J xÔTc 1^7 iTZ'.rjy.OTZO; KoT|JLÏ?.
2. Capasso, Mo/ui/Ji. vVeap. duc, I, Chron. episc. S. Neap. Eccles., p. 165, parag. XI, et p. 162, col. 2.