Di lorio, Guid. di Pozz., p
3. M. Beloch {Camp., Erg-anz., p. 459) limite beaucoup trop étroitement Pouzzoles. « La ville proprement dite était limitée par une ligne partant des Piètre Rose vers le cirque, et allant de là vers l'Annunziata, l'amphithéâtre, la piscina di Cardito, et s'abaissant dans la direction sud vers la mer. L'espace ainsi limité dépasse à peine 80 Ha. » C'est ne tenir aucun compte des ruines qui couvrent le plateau au nord de l'amphithéâtre et de celles qui s'étendent entre la via Domitiana et le cimetière moderne, ni des limites constituées par les voies de tombeaux.
TOPOGRAPHIE DE LA VILLE
ouest du Bagno Ortodonico, et redescendrait ensuite vers le rivage, en englobant la colline, parsemée de ruines, où existaient les thermes dits Bagno Ortodonico.
La superficie du territoire ainsi délimité atteint environ 130- 140 hectares. Bien entendu, ce chitîre n'est qu'approximatif, de même que celui de la population qu'il nous permet de soupçonner. Pour évaluer ce dernier, nous demanderons nos points de comparaison à une ville campanienne, Pompéi, qui, d'après les calculs de Nissen, mesurait 64 hectares 7, et pouvait compter, lors de l'éruption du Vésuve, 20.000 habitants En admettant qu'un rapport analogue existât à Pouzzoles, entre la surface de la ville et le chiffre de la population (309 hab. par hect.), celle-ci eût été de 40 à 42.000 habitants environ. Mais il faut tenir compte du fait que, dans une ville industrielle et commerciale, la densité de la population était nécessairement plus élevée. Aussi convient-il de l'augmenter.
On a calculé que la population d'Alexandrie, de Tyr, était d'environ 533 habitants par hect., que celle de Rome était sensiblement la même Il y aurait, semble-t-il, de l'exagération à appliquer ces proportions à Pouzzoles; en dehors de Rome, aucune ville italienne n'approchait, ni pour le nombre, ni pour la densité de la population, des grandes cités helléniques d'Orient 3. La population de Capoue qui, à la fin de la République et dans le premier siècle de l'Empire, fut la ville la plus grande et la plus peuplée d'Italie après Rome, aurait compté, d'après M. Beloch, environ 80.000 habitants sur une superficie de 181 hect., ce qui donne par hect. 441 habitants 4. En adoptant les mêmes proportions pour Pouzzoles, nous obtiendrions une population d'environ 65.000 habitants.
Une autre raison nous autorise à augmenter un peu le chiffre proposé. Les limites tracées d'après les ruines et d'après l'emplacement des tombes sont des limites minima ; mais les villas, les maisons de commerce et leurs dépendances, les faubourgs pouvaient en tous sens prolonger la ville. Comme nous l'avons vu plus haut, il est probable que le rivage jus-
1. Nissen, Pomp. Stud., p. 379. Beloch, Die Bevôlkerung der griechischrômischen Welt, p. 480.