JETÉE
leurs eu grand soin d'opposer obliquement les arches au vent dominant ; celles-ci, étant perpendiculaires à l'axe de la jetée, sont de biais par rapport au vent du sud ; les vagues ne s'y introduisaient donc pas directement, mais se brisaient à la fois contre la muraille extérieure des piles et contre les parois intérieures des arches. Dans le môle d'Antium, les arches étaient disposées de même K A Antium et à Terracine, la jetée, du côté de la haute mer, était surmontée d'un mur 2 ; nous ne savons pas s'il en était ainsi à Pouzzoles. G. di Fazio se demande également si, devant chaque arche, les Romains n'auraient pas fixé une claire-voie en planches, afin de mieux briser les vagues 3; c'est possible, mais on comprend qu'aucune trace d'un pareil ouvrage n'ait pu subsister. Quels que fussent les ouvrages accessoires du môle, le port était excellent ; Strabon en vante la grandeur et la bonté : les plus grands vaisseaux, écrit-il, y étaient absolument en sûreté
La jetée était rattachée au rivage par une construction en pierres de tuf, qui subsistait à l'époque de G. di Fazio ^ ; c'était la pile de la première demi-arche. Chaque pilier portait latéralement des pierres massives et parallélipipédiques, horizontalement fixées l'une vers la rade, l'autre vers le large; le quinzième en avait encore six, deux sur chaque face latérale, les deux autres en tête de la jetée ; ces pierres étaient longues d'environ 1"' 55; par suite des affaissements du sol, elles étaient, quand G. di Fazio les observa, à peu près à 1'" 80 au-dessous