Di Fazio, op. cit., p
Ch. Dubois. — Pouzzoles.
LE PORT
du niveau de la mer K Leur extrémité était percée d'un trou de 0"' 40 de diamètre, par lequel on passait les cordes amarrant les navires ~.
La maçonnerie était du béton, coulé à même dans l'eau, à l'intérieur de grands caissons, suivant la méthode prescrite par Vitruve 3, la moins coûteuse, puisqu'on avait sur les lieux la matière première, la pouzzolane, indispensable pour ce genre de construction. C'est un point sur lequel Strabon insiste avec raison Quand je suis arrivé à Pouzzoles, il n'était plus possible d'examiner les fondations de la jetée; d'après G. di Fazio, elles étaient bâties, jusqu'à fleur d'eau, en béton de pouzzolane ^ ; mais, par suite de l'affaissement du sol, les parties construites à la main, qui primitivement étaient hors de l'eau, s'abaissaient à une profondeur de plus de 1"' 50 au-dessous du niveau de la mer 6. Elles présentaient les traces de nombreuses restaurations. Les travaux modernes, il y a quelques années, étaient poussés jusqu'à la treizième pile, déjà partiellement rasée; grâce à cette destruction même, j'ai pu étudier, sur une certaine longueur, la composition de la maçonnerie à l'intérieur du pilier : c'étaient soit des briques perdues dans une masse de béton, dans la composition duquel entraient de petites pierres de tuf de 0"' 05 à 0'" 08, soit seulement un mélange de tuf et de béton. Les pierres de tuf étaient tantôt en tuf jaune de Pausilippe, tantôt en tuf de couleur noirâtre. Quelquefois d'épaisses couches de bétonnage étaient séparées par une rangée mince de larges briques plates. Dans le quinzième pilier, la face intérieure était en pierres de tuf, les autres en briques ou en bétonnage. Ces irrégularités tenaient en partie à des restaurations ; mais la maçonnerie se composait, le plus souvent, de couches successives et superposées : 1° de bétonnage ; 2° de briques et de pierres de tuf perdues dans le bétonnage.
On observait, et j'ai encore vu dans la quinzième pile, des