‹ Pouzzoles antique (histoire et topographie)Chapitre 238 sur 341 · Di lorio, Guid. di Pozz., p. 49, note · texte numérisé non relu

Di lorio, Guid. di Pozz., p. 49, note

LE PORT

a) Pro felicitate Dominorum Augustorumque nostrorum ripam a parte dextra macelli iaclis molihus propter incursione[m\ ingrnentium procellarum Val. Her. Maximus v. c. cons. Camp. inc[h)oavit adque perfecit ^.

b) La deuxième inscription est absolument identique à la précédente, sauf qu'elle porte : a parte sinistra macelli

c) Pro beatitudinc temporiim felicitatemque publici status Imp. D. D. D. N. N. N. Theodosi Arcadi et Honor. perennium Augustorum ripam macelli dextra lebaque ad gratiam splendoremque ciuitatis Puteolanae instructam dedicavit Fabius Pasiphilus V. c. agisvicem Praefectorum praetorio et Urbi

Le mot ripa a ici le sens de quai. Cette signification s'est conservée dans l'italien riva (Riva dei Schiavoni, quai des Esclavons, à Venise). Quant aux môles (iactis molibus), ce sont des digues servant de soubassement aux quais et les protégeant contre les lames. La ripa est représentée sur les vases en verre gravé, à l'ouest de la jetée, sous l'aspect d'une colonnade. Ce qu'il faut entendre par ripa, c'est donc, outre la digue, la promenade qu'elle soutenait avec ses colonnades et ses portiques : tel est l'ensemble de constructions que Val. Hermippus Maximus, consulaire de Campanie, fit exécuter à Pouzzoles et que Fabius Pasiphilus inaugura.

A prendre à la lettre le texte des inscriptions, il faudrait reporter à la fin du iv*^ siècle après J.-C. la date de la construction première de la ripa. Mais comment croire qu'un port comme Pouzzoles n'ait pas eu, depuis longtemps déjà, ses quais ? Et s'il les avait, comment entendre le mot iiichoavit"^. A mon avis, ce mot est le terme propre qu'il fallait employer. En effet, la ripa que Valerius Maximus fit construire était un ouvrage nouveau, nécessité par les phénomènes d'affaissement du sol. Le macellum et les quartiers adjacents sont, nous le verrons plus loin, un des endroits où le phénomène s'est toujours fait le plus vivement sentir ; or, la section du quai construite par Valerius Maximus était précisément située à droite et à gauche du macellum. Vers la fin du IV® siècle, la mer qui, au moyen âge, devait submerger la côte jusqu'au pied des collines, commençait son œuvre d'envahis-

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