AQUEDUC CAMPANIEN
Le canal principal de l'aqueduc campanien, appelé ainsi parce qu'il provient de la Pianura Campana, amène aujourd'hui encore l'eau à Pouzzoles K
Près de la via Vecchia Campana, entre les lieux dits Croce di Campana et San Vito, à la distance d'environ 100 mètres
rade : -cwv yàp vewv toutwv, 7:oXXa\ 8', ôpà;, eîai'v, at ixh iç, Ai6ûyiv àcpTi'CTOuaty , aï 8'è; AtyoTîTov, ai S'â; èotv;-/.T]v xal Kûrpov, ai o' £Ù9ù Xapooù'ç, ai 8'u7:èp i]aoûw {Vit. Apollon, VII, 12, p. 13i). Cette énuniération et les classifications qu'elle comprend me porteraient assez à croire que l'auteur a décrit les navires comme ils se trouvaient ranges dans le port, par groupes, par catégories, et que des quais ou des môles spéciaux étaient peut-être respectivement aflectés aux navires d'Afrique, à ceux d'Égypte, à ceux de Syrie, etc..
t. Comme cet aqueduc conduit encore l'eau à Pouzzoles, il m'a été impossible de le parcourir. Je n'y suis entré qu'aux deux endroits où l'accès en est possible, là où on y descend par l'escalier de la via Campana, et, dans la ville basse, au point où on y accède par un petit couloir voisin de la ligne du chemin de fer. J'ai donc dû compléter mes observations personnelles par les renseignements qui m'ont été fournis par le « fontaniere » de Pouzzoles et par l'abbé de Criscio qui a pu Jadis, à un moment où on l'avait mis à sec, visiter l'aqueduc, et qui en a tait une petite description dans l'opuscule intitulé : Notizie isloriche âelV antica cilla di Pozzuoli e dei suoi due aquidotli Serino e Campano (Naples, Tipografia Mormile, 1881).
AQUEDUCS
de la Groce, au milieu des colombaires qui bordent la route antique, on voit une petite porte moderne en fer, donnant accès dans un long escalier en appareil réticulé, par lequel on descend jusqu'au canal de l'aqueduc. La largeur de cet escalier est de O-" 65 ; la voûte en arc brisé est faite de grosses pierres de tuf. Des soupiraux, maintenant pleins de terre, étaient ménagés dans la voûte. A la distance d'une vingtaine de mètres de l'aqueduc, les marches sont remplacées par un plan faiblement incliné ; les murs ne sont plus en appareil réticulé, mais en pierres de tuf (opus incertum), et la voûte est faite de grosses pierres horizontalement mises à plat ; l'extrémité du couloir est creusée à même dans le terrain de pouzzolane dure. Juste au-dessous de l'endroit d'où l'escalier part de la via Campana, le couloir débouche sur une petite plate-forme longue de 3 mètres et large de 1"' 50, pratiquée dans le tuf et devant laquelle passe le canal de l'aqueduc.
Celui-ci, qui est dans cette partie de son parcours à une profondeur approximative de 50 à 55 mètres, vient du nord ; il est construit sous l'ancienne via Campana. Si on le remonte^ on rencontre, sur la gauche, après plus de 100 mètres, une ramification du conduit principal, dirigée vers le monte Barbaro ; 100 mètres plus loin, un canal se dirige à droite vers les Astroniet vers le Ciglio ; 100 mètres encore, et l'on trouve une source appelée source delà BoUa dont les eaux jailHssent du sol à l'intérieur du canal i. Après 80 mètres, on parvient à un croisement de différents canaux confluant dans le conduit principal ; l'un se dirige vers le lieu dit San Martino, un autre vers le Campiglione ; ce dernier reçoit lui-même, à droite et à gauche, deux ramifications, dont une seulement, tournée au sud vers le monte Barbaro, est antique. Le troisième canal se dirige au nord, vers la Pianura Campana; du lieu d'origine, où il recueille l'eau des premières sources, jusqu'à l'escalier que nous avons décrit plus haut, il ne mesure pas plus de 450 mètres.
A partir de cet escalier, l'aqueduc suit exactement le même parcours que la via Vecchia Campana, jusqu'au car-
1. Cette eau fut appelée ainsi à celle des autres eaux de l'aqueduc, tion ont été exécutés en 1863, cette plus sensible.
cause de sa température plus élevée que Mais, depuis que des travaux de restauradifférence de température n'est, paraît-il.