Gohen, Monn. imp., l, 2, p. 288. Nero, n
4. A Pergé, au centre de la cour entourée de colonnes, existe un monument circulaire, en blocs de travertin, où sont ménagées 9 niches. Niemann et Petersen ne croient pas qu'il avait une destination religieuse. — Au centre du marché de Sagalassos « est un petit temple circulaire à 8 colonnes, reposant sur un socle formé de 3 marches ». Gette colonnade était ouverte. — A Rome, au lieu de la colonnade disposée comme à Pouzzoles, à Pompéi, à Sagalassos, il y avait un tholus fermé par un mur circulaire (Hulsen, l. c).
LE MACELLUM
d'une colonnade : la colonnade circulaire de Pouzzoles ne portait pas non plus de toiture et, primitivement, n'existait pas.
Nous avons vu qu'au centre du tholus on a relevé les traces d'une rosace pour l'écoulement des eaux, ainsi que celles d'un socle octogonal : Caristie et di lorio ont supposé qu'il y avait là un autel. Je ne trouve dans aucun des auteurs qui les ont précédés la notice qu'un autel de ce genre ait été retrouvé. Quant aux douze vases cannelés qui, selon di lorio, recevaient l'eau lustrale et les portions des victimes immolées sur l'autel, ils sont particuliers au marché de Pouzzoles. 11 est aussi impossible de déterminer leur usage que celui des anneaux qui étaient scellés dans la cour. Remarquons seulement que des anneaux de ce genre existent dans le monument d'Eumachia à Pompéi qui, selon la supposition la plus vraisemblable, fut un marché.
Dans tous les marchés, il y avait, comme à Pouzzoles, devant les colonnes des portiques, des bases supportant des statues. A Kremna, ces bases étaient placées dans les entrecolonnements ; à Timgad, des statues étaient aussi, çà et là, disposées dans le macellum ; c'étaient celles des personnages qui avaient construit ou embelli le marché. A Pouzzoles, on avait placé devant deux des grandes colonnes de la cella les statues de l'empereur Alexandre Sévère et de sa femme Barbia Orbiana ^.
L'hémicycle du fond, avec ses trois grandes niches et son portique supportant un fronton, avait une destination religieuse. Il est en face de l'entrée, comme le sanctuaire du marché de Pompéi, qui était surélevé de quelques marches et qui était consacré au culte de la famille impériale. Un sanctuaire existe aussi au fond du macellum représenté sur la médaille de Néron ; on y voit la statue d'une divinité ~. Nous ignorons quels étaient les trois dieux protecteurs du marché de Pouzzoles. Il est possible, mais non certain, que la statue de Sérapis ait appartenu à ce monument ~. L'une des divinités était
1. CIL., X, 1653, 1654. — Cf. aussi 1652 (dédicace à Alexandre Sévère), retrouvé près du monument.
2. De même, au fond du monument d'Eumachia, il y avait une abside avec trois niches, dont l'une contenait la statue de la Goncordia Augusta.
3. On a aussi retrouvé dans le monument une statue d'Esculape, comme nous l'apprend Caristie, le groupe de Bacchus et d'un Faune, le groupe d'Electre et d'Oreste. Il s'y trouvait des statues d'empereurs. Quels étaient les dieux de la cella ? Il est impossible de le dire.
peut-être simplement quelque genius, comme le g-enius macelli du marché d'Herculanum, ou celui du marché de Bracara en Espagne ^.
Quant aux soi-disant salles de bains de vapeur, ne seraientce pas des latrines? Après la découverte des latrines des thermes de Pompéi 2, Michaelis remarqua la disposition identique du canal courant le long des murs, et émit l'opinion que les salles de Pouzzoles étaient des latrines Les latrines de Timgad fournissent aussi de grandes analogies (rigole autour des murs, disposition des sièges reposant sur des dalles de pierre, dauphins de marbre formant appui Enfin, à Pouzzoles et à Pompéi, les portes étaient disposées de la même façon, afin qu'on ne pût voir de l'extérieur ■\