Cf. P. d'Eboli, l. c, p. 12. De Sariis, op. cit., p
5. La source de S" Anastasia a été absorbée par la mer vers le commencement du xix" siècle. Cf. le texte cité dans la note 1, et aussi : Lancellotti. Saggi siille acque minerali nel terrilorio di Pozzuoli {1È19) p. 43.
PRINCIPAUX MONUMENTS ET RUINES
en pleine mer, autour de laquelle ils avaient construit une île artificielle A l'époque de Pierre d'Eboli, cette source sousmarine n'était plus connue. Pierre d'Eboli décrit, il est vrai, de cette façon, un « balneum Cantarelli » :
Inter aquas pelagi fervens aqua manat, et ipsa Ne fluat in pontum sectile claudit opus. Cum mare fervescit, locus oppugnatur ab undis. Vix aliquis poterit aeger adii^e locum 2.
Le médecin Giovanni appelle le bain du Gantarello « balneum Puteolani maris » 3. On penserait volontiers, d'après ces témoignages, qu'il s'agit d'une source sous-marine, et que les constructions auxquelles Pierre d'Eboli fait allusion seraient les ruines des thermes élevés par les Romains dans une île artificielle du golfe. Je crois toutefois qu'il n'en est rien, et que le balneum Cantarelli était alimenté par les sources qui sont derrière le macellum. Villani écrit : (( Le bain du Gantarello est le premier que Ton rencontre entre Pouzzoles et Tripergole ; il se trouve sur le rivage, là où sont les colonnes ^ ». Les colonnes dont parle Villani sont les trois grandes colonnes du macellum qui sont encore debout, et qui, du temps de Villani, étaient les seules parties apparentes de l'édifice. G'est donc là qu'il convient de situer le bain du Gantarello 5. Si Pierre d'Eboli nous le décrit comme étant (( inter aquas pelagi » c'est que le rivage était envahi parla mer, en raison des phénomènes géologiques dont le littoral a toujours été et est encore le théâtre.
L'eau du Gantarello était donc une des sources qui existent derrière le marché ^\ et que les Romains connaissaient déjà. On a retrouvé là deux réservoirs construits en appareil réticulé, sous le terre-plein, derrière le marché. L'un d'eux, qui