‹ Pouzzoles antique (histoire et topographie)Chapitre 29 sur 341 · T. L., XXIV · texte numérisé non relu

T. L., XXIV

HISTOIRE MUNICIPALE DE POUZZOLES

Gumes et de Misène,puis, se tournant tout à coup vers Pouzzoles, l'assiégea en vain pendant trois jours (214). La ville, bien défendue, était imprenable. Il abandonna la partie, et se dirigea vers Naples K

La COLONIE ROMAINE. — La déduction de trois cents colons, envoyés en 194 à Pouzzoles ~, se rattache à un ensemble de mesures prises k cette époque pour l'établissement de colonies dans les meilleurs ports de l'Italie méridionale (Salerne, Siponte, Grotone, Literne, Volturnum). La magistrature des praefecti iure dicundo ne fut d'ailleurs pas abolie 3. Comme le fait observer Mommsen, il n'y a aucun argument positif en faveur de l'existence d'autorités municipales munies de la juridiction antérieurement à la guerre sociale ; le marché de construction de Pouzzoles, en l'an 105, prouve bien que cette colonie avait alors des duumvirs, mais non que ceux-ci possédaient la juridiction « inter privatos » ^.

Préfectures et colonies romaines n'eurent d'abord pas d'administration autonome ^ ; le droit de juridiction appartenait aux préfets, l'administration des finances ressortissait aux censeurs de Rome. Mais peu à peu l'indépendance locale s'accrut par petites conquêtes successives. D'une façongénérale l'autonomie financière, comme le droit de justice, ne fut assurée aux communes de citoyens qu'après la guerre sociale. Toutefois les signes précurseurs d'une transformation sont visibles dès une époque antérieure. En 167, les censeurs employaient à une construction désirée par une ville les deniers versés par elle ; c'était là une concession de leur part. Un demi-siècle plus

1. T. L., XXIV, 13. C'est par Pouzzoles, en 213, que le consul App. Glaudius alimente ses troupes, en faisant venir du blé de Sardaigne et d'Ltrurie (T. L., XXV, 22).

2. T. L., XXXIV, 45. D'après Velleius Paterculus (I, 15, 3), il semble que des historiens anciens aient élevé des doutes sur cette date (« eodem temporum tractu, quanquam apud quosdam ambigitur, Puteolos, Salernumque et Buxentum missi coloni »).

3. Mommsen et Marquardt, Manuel des Institutions romaines (trad. franc), t. VIII, 1, p. 59.

4. Id., VI, 2, p. 465. Pouzzoles faisait partie des villes dont les préfets étaient élus par l'assemblée du peuple (Festus, p. 233, s. v. Praefecturae). On sait que pour les autres villes ils étaient nommés par le préteur.

5. Les préfectures sont, selon la définition de Marquardt, des villes qui, plus ou moins, « sont gouvernées depuis Rome comme des vici » (op. cit., VIII, 1, p. 40).

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