‹ Pouzzoles antique (histoire et topographie)Chapitre 30 sur 341 · POUZZOLES A L ÉPOQUE ROMAINE · texte numérisé non relu

POUZZOLES A L ÉPOQUE ROMAINE

tard la colonie de Pouzzoles avait déjà de réels privilèges ^ ; le marché de construction de l'année 105 nous montre les duumvirs faisant fonction de locatores, et ayant la distribution, l'entreprise et la surveillance des travaux publics.

La part très réelle d'indépendance administrative déjà acquise par Pouzzoles est attestée par le même document. La faculté, pour une ville, de dater ses actes publics par les noms de ses magistrats -, fut plus tard un privilège universellement répandu ; en 105, il devait être encore assez rare, et Pouzzoles le possédait 3. Pour toutes ces raisons on peut penser que si la juridiction des praefecti subsistait encore, comme le croit Mommsen, elle devait avoir subi déjà bien des atteintes et des diminutions.

Un autre intérêt de la Lex parietifaciundo, ce sont les analogies qu'elle présente avec des documents grecs du même genre ^. Bien que toute ressemblance ne dénote pas nécessairement une influence, M. Wiegand estime à bon droit que ce document, le seul parmi ceux de l'antiquité romaine qui entre dans des prescriptions aussi détaillées, aussi longues et aussi précises, doit être, à cause de ce caractère même, comparé aux inscriptions grecques du même ordre. Pouzzoles avait été fondé en pays grec. Après la conquête samnite s'était constituée une population mixte, qui avait emprunté aux Grecs leurs habitudes d'administration municipale. M. Wiegand croit retrouver dans la Lex parieti faciundo un écho des traditions helléniques de la contrée 6. Sa remarque contient une

^ ]. Mommsen, op. cit., VI, 2, p. 47. « La ville de citoyens peut avoir, dès l'origine, la faculté de posséder un patrimoine propre. Mais la cité n'a pas eu à l'origine d'administration financière municipale, ni surtout le droit de s'imposer elle-même. Les commencements de l'autonomie financière doivent être cherchés dans les constructions affermées aux frais de la cité par les censeurs et, peu avant la guerre sociale, par ses propres autorités. » Cf. aussi "Wiegand, Die puieolanische Baiiinschrift. XX Supplement-band der Jahrbûcher fûr Philologie, 1894), p. 680.

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