CIL., X, 1486; III
6. Cf. ci-dessus, ch. II, p. 56. — CIL., X, 1687 : L. Caesonio L. f. Qiiirina Quinto Rafino Manlio Basso, etc.. 1. 6-8 : L. Gaesonius Hedylus proc{uralor) patris.
nues par les vers du poète \ doit sans aucun doute être ajouté aux personnages qui avaient des propriétés ou des villas à Pouzzoles.
Deux emplacements étaient particulièrement recherchés : le sommet des collines ou le voisinage immédiat de la mer. C'est là ce que Pline le Jeune appelle la « mode de Baia ^ ». Les villas de Lucullus, de César, de Pompée étaient sur la hauteur ; on y jouissait de la vue magnifique qui s'étend sur le golfe et sur les îles de Procida et d'Ischia ; on y respirait aussi un air plus sain ^. C'est la raison pour laquelle les plus anciennes villas furent construites in summis jugihus montiiim ; ce sont celles qui constituèrent probablement la partie ancienne de Baia, veleres Baiae. Mais la ville ne tarda pas à se développer le long du rivage, où l'on pouvait aménager des viviers et où jaillissaient les eaux thermales. Une des pi^emières villas construites au bord de la mer fut celle de l'orateur Licinius Grassus ; là se trouvait aussi celle d'Hortensius ; celle de Pison, l'ami de l'empereur Néron, était également dans la partie basse de Baia. Les villas, dont l'ensemble constitua dès le règne d'Auguste une véritable ville ^, étaient même parfois construites sur des fondations maritimes : Horace, dans une de ses Odes, nous dépeint l'ardeur avec laquelle les riches Romains, ne se contentant pas de la terre ferme, reculaient le rivage de Baia ^ ; Virgile, dans l'Enéide, fait allusion aux fondations maritimes des villas de Baia Aujourd'hui encore les ruines s'avancent dans la mer; et, comme on peut s'en rendre compte d'après une ancienne gravure, on voyait sous les flots, au xvn'' siècle, devant le Gastello di Baia, les restes de la chaussée romaine
Les villas de Baia étaient remarquables par la magnificence de leurs bains. Les bains étaient, pour tout riche Romain, une partie importante de l'habitation ; mais nulle part ils n'étaient plus luxueux qu'à Baia, où certains personnages avaient même dans leurs propriétés des eaux minérales. — Le luxe des étangs et des viviers était aussi très grand ; on dépensait des sommes très élevées pour avoir des poissons rares. I^es piscines d'Hortensius, de César, de la
1. Stat., St7z)., III, 1. y. 91-93; II, 2, 96 (...nec invideant quae te genuere Dicarchi — Mœnia..) ; 3, 133 et suiv. (Inde Dicarcheis multum venerande colonis — , Hinc ascite nieis, pariter his largus et illis).
2. Plia. Jun., Episi., IX, 7 : Altéra imposita saxis more Baiano lacum propicit, altéra aeque more Baiano lacum tangit.