‹ Pouzzoles antique (histoire et topographie)Chapitre 300 sur 341 · Ad Attic, XIII · texte numérisé non relu

Ad Attic, XIII

LES VILLAS DE POUZZOLES ET DES ENVIRONS 371

tout Tété de Tannée 45 ; mais il ne put venir lui-même à Pouzzoles déclarer qu'il l'acceptait; c'est Vestorius qui le représenta à la cretio. Cluvius était mort vers la fin de juillet, et Gicéron entra en possession de ce qui lui était légué vers le commencement d'octobre. Il alla à Pouzzoles au mois de décembre de la même année; mais, dans sa correspondance, il ne parle pas de sa nouvelle propriété. Au printemps suivant, il la visite, et écrit à Atticus : « Je suis ravi des biens de Cluvius ^ » Il y avait de quoi, car ils consistaient surtout en maisons de rapport d'où on pouvait tirer de bons bénéfices, évalués par Gicéron à environ 100,000 sesterces par an 2. Gicéron nous parle des boutiques et des locataires ; comme Cluvius était un banquier et un nég-ociant, son héritag-e se composait vraisemblablement de magasins, de boutiques, d'immeubles qu'il louait à des marchands. Mais tout cela était, paraît-il, en assez mauvais état, et l'héritage de Cluvius, avant de devenir lucratif, exigeait des dépenses préliminaires assez élevées. Gicéron commença, pendant la première année, par dépenser en réparations 80,000 sesterces. « Tu me demandes, écrit-il à Atticus, pourquoi j'ai fait venir Chrysippe (son architecte)? Deux de mes boutiques ont croulé, les autres sont remplies de lézardes. Les locataires, les rats eux-mêmes ont délogé ! On appellerait cela un malheur ; pour moi, ce n'est pas même une contrariété. « En effet, son ami Vestorius, qui s'y connaissait, ayant lui-même une maison de commerce, lui donnait des conseils; le délabrement même des immeubles fut une occasion de les refaire et de les mieux aménager. « Le projet de reconstruction que me conseille Vestorius et qu'il a conçu me rendra cet accident profitable. » On voit que la propriété de Pouzzoles ne faisait pas double emploi avec celle du Lucrin; celle-ci était une propriété de plaisance, l'autre une propriété de rapport.

C'est sans doute cette dernière que Gicéron désigne une fois dans sa correspondance par le terme de horti Gluviani (des jardins et une villa y étaient peut-être adjoints) ^.

Gicéron légua à Antistius Vêtus sa villa du Lucrin ' ; quant aux horti Gluviani de Pouzzoles, c'est son alTranchi et secrétaire, M. Tulbus Tiro, qui en hérita '\ Un peu après sa mort, on découvrit dans le Cumanum des sources d'eaux chaudes qui devinrent

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