‹ Pouzzoles antique (histoire et topographie)Chapitre 301 sur 341 · Pline, Nat. hisl., IV · texte numérisé non relu

Pline, Nat. hisl., IV

5. Suétone, Reliq., p. 289, 1. 15, ed. Rolh. — Beloch, Camp., p. 176, cite des inscriptions où apparaissent des Antistii, des TuIIii, ain-anchis ou descendants d'affranchis des amis de Gicéron. Il faut joindre à ces textes l'inscription d'un Q. Antistius Domitus {Americ. Journ. of Arch., 1898, p. 395).

célèbres et sur lesquelles un de ses affranchis, Tullius Laurea, composa des distiques qui étaient gravés près de la source. « Immortel défenseur de l'éloquence romaine, ton bois a repris de l'éclat et de la verdure. Ta villa célébrée sous le nom d'Académie est réparée et embellie par Vêtus. l']n outre, apparaissent des eaux qu'on n'y connaissait pas et qui guérissent les yeux malades. Sans doute, la campagne même de Cicéron a voulu honorer son ancien possesseur quand elle a mis au jour ces sources salutaires. Ses écrits sont lus sans cesse dans l'univers entier, et les yeux avaient besoin du secours de nouvelles eaux » Sous l'Empire, la villa de Cicéron (tombée peut-être dans le domaine impérial) était ouverte au public et constituait une promenade à l'extrémité occidentale de Pouzzoles. Le philosophe Apollonius de Tyane y allait converser avec ses disciples L'empereur Hadrien y fut enseveli ^ Pendant toute l'antiquité le nom de Cicéron demeura attaché à la villa.

Villas de Svmmaqi e. — La correspondance de Cicéron nous a permis d'étudier la vie que menait un écrivain, un homme politique vers la fin de la République, sur les bords du golfe de Pouzzoles. Celle de Symmaqùe nous transporte brusquement au iv« siècle après J.-C. L'agitation politique a cessé. Symmaque vient à Baia et h Pouzzoles pour jouir de la nature, de la tranquillité, pour villégiaturer, au sens moderne du mot. Tandis qu'on retn^e de la correspondance de Cicéron l'impression d'une vie agitée et fébrile, on retire de celle de Symmaque celle d'une vie calme et paisible. Le golfe de Pouzzoles est encore fréquenté, les bains y attirent chaque année beaucoup de monde. Mais le mouvement n'est plus comparable à celui qui régnait à la fin de la République ou au premier siècle de l'Empire, lorsque Claude, Caligula et Néron amenaient avec eux dans la région la foule de leurs serviteurs et de leurs courtisans. Ce qui subsiste du domaine impérial est silencieux ; le reste du pays appartient à un petit nombre de grands propriétaires, aristocrates, dédaigneux de la foule '^ Un des plus riches était Symmaque. 11 possédait des villas dans l'Italie entière ; à Pouzzoles même et dans le voisinage, il n'en avait pas moins de quatre ou cinq. Sans parler de celle de Naples, il en

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