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de Baia, dans lesquelles se trouvaient des baignoires et des lils de repos. Baignoires et lits étaient, dit Brulloff, en maçonnerie recouverte de stuc. Comme nous le verrons plus loin, il est probable que c'était là une restauration moderne '. Dans d'autres thermes on voyait, au commencement du xix" siècle, une vasque d'eau minérale avec des lils disposés autour des murs. L'écrivain qui nous donne ce détail en croit la disposition antique ; mais il ajoule que les lits avaient été refaits par Bartoli, au xvn" siècle ^.
Que l'origine en fût antique, cela ne serait pas en effet surprenant. Les thermes servirent à peu près sans interruption dans les siècles suivants; et, lorsqu'une restauration était nécessaire, on s'inspirait naturellement de ce qui existait auparavant. En outre le système des baignoires séparées ou des salles divisées en cabines, comme cela semble avoir été le cas pour des salles de bains de Bagnoli était habituel; on l'a constaté dans les bains romains d'eau chaude d'Arles. Ceux-ci se composaient de deux pièces au centre desquelles étaient des piscines; tout autour, des cabines s'ouvrant intérieurement dans la salle renfermaient des baignoires ou des sièges pour douches ''.
Tous ces thermes étaient richement décorés ^. Aujourd'hui, marbres, stucs, mosaïques ont disparu ; mais des dessins de Brulloff nous ont conservé des détails de l'ornementation de salles de b^iins à Baia ; on voit, sur une gravure de Paoli, les caissons de stucs d'une salle des bains de Tritoli. Des renseignements nous sont fournis par quelques anciennes descriptions ^.
A la fin de l'Empire, Sidoine Apollinaire célèbre les bains de Pouzzoles ^. Cassiodore en parle avec enthousiasme ; on en a pour