‹ Pouzzoles antique (histoire et topographie)Chapitre 37 sur 341 · Mommsen et Marquardt, op. cit., VIII, 1, p. lo7, note · texte numérisé non relu

Mommsen et Marquardt, op. cit., VIII, 1, p. lo7, note

3. Kornemann dans Pauly-Wissowa R-Encycl., art. Colonia, p. 538. 6. Rng^iero, Dizionario epigrafico., art. Colonia, p. 423.

tOUZZOLES A L*ÉPOQt]E RÔMAlNË

Les exemples de Pompéi et d'Agrigente n'ont guère de portée. On distinguait à Agrigente deux catégories d'habitants, non deux municipalités. « H y a deux espèces d'habitants, écrit Gicéron, les anciens habitants [unum veterum), et les colons que le préteur T. Manlius conduisit à Agrigente des différentes villes siciliennes. Scipion a prescrit que le nombre des colons ne devait pas dépasser dans le sénat celui des anciens habitants i. » A Pompéi, il y eut aussi, après la colonisation de Sylla, deux catégories d'habitants, les nouveaux colons tout-puissants, en possession de tous les droits, et les anciens habitants, dont les privilèges étaient diminués, notamment en ce qui concernait le vote. Ici encore il y avait deux partis opposés, non deux communes distinctes; cela ressort nettement du discours de Gicéron pour P. Sylla 2. Le cas d'Arretium est douteux ; cette ville comprenait trois sortes d'habitants : les Veteres, les Fidentes (anciens colons de Sylla), les lulienses (colons d'Octave). Mais tandis que les uns (Zumpt, Bormann) ne croient pas qu'il y eût à Arretium plusieurs communes, d'autres (Mommsen, Marquardt, Ruggiero) croient à la juxtaposition de irois municipalités. En fait les documents ne permettent pas de se prononcer d'une façon affirmative^.

Trois exemples ont une réelle valeur : ceux d'Apulum, de 'Valence et de Tarente. Il paraît certain qu'à Apulum (entre 180 et 25U ap. J.-G.), coexistèrent un municipe, administré par des quatuorviri, et une colonie régie par des duumvirs ; chaque commune avait ses augustales et ses décurions^. A Valence (où on connaît des Valentini veterani

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