‹ Pouzzoles antique (histoire et topographie)Chapitre 44 sur 341 · Johannes Lydus, De Magistratibiis, éd. Bekker, III · texte numérisé non relu

Johannes Lydus, De Magistratibiis, éd. Bekker, III

HISTOIRE MUNICIPALE DE POUZZOLES

7.000 modii pour les attribuer à Terracine K » On peut résumer ainsi la situation : l'annone fut pour Pouzzoles,

sous Constantin de 150.000 modii

— Constant — 75.000 —

— Constance — 100.000 —

— Julien — 94.000 —

Les dernières inscriptions connues datent de la fin du règne de Théodose. Puis, brusquement, c'est le silence complet de tous les documents littéraires ou épigraphiques. Peu de villes semblent être aussi rapidement et aussi complètement tombées que Pouzzoles. Elle souffrit beaucoup des invasions barbares. Comme elle n'était pas fortifiée et ne pouvait être défendue 2, les habitants se réfugièrent dans les villes voisines, Naples et Gumes. Les commerçants n'étant plus en sûreté, ne vinrent plus ; le trafic passa à Naples. Les villas furent abandonnées, et la cité se trouva peu à peu réduite à ce qu'elle avait été primitivement et à ce qu'elle demeura pendant tout le moyen âge : au quartier restreint, mais fortifié, du Castello. Elle dut être [une première fois dévastée lors delà descente d'Alarich dans l'Italie méridionale, et elle ne semble pas s'être relevée. Nous ne savons si le règne de Théodoric fut pour elle, comme pour beaucoup d'autres villes d'Italie, un commencement de renaissance ; il semble pourtant que les bains de Pouzzoles et de Baia aient été encore à ce moment très fréquentés 3. Elle n'est pas mentionnée une seule fois dans l'histoire de la guerre des Goths de Procope ; elle ne joua aucun rôle lors de l'expédition de Bélisaire en Campanie. Le moment vint où elle fut presque entièrement dépeuplée, et où la plus grande partie de ses habitants émigra à Naples 4.

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