Tacite, Hist., III
5. Beloch, Camp., p. 96. Nis^en, op. cit., II, 2, p. 706, 739.
POUZZOLES A l'époque ROMAINE
comme nous l'apprend le Liber Coloniarum : Puteoli colonia Augusta. Augustus deduxit. Avant que le territoire de Pouzzoles eût été agrandi aux dépens de celui de Gapoue, le manque d'espace n'eût pas permis d'y assig'ner des terres à des vétérans. C'est pourquoi il est difficile de penser qu'une colonisation eut lieu sous Auguste ; tout nous porte au contraire à croire que V Augustus du Liber Coloniarum est Vespasien, puisque Pouzzoles fut colonie flavienne, et que pour j conduire des colons, il fallut précisément étendre son territoire, extension qu'on peut fort bien rattacher aux rigueurs et aux récompenses dont Vespasien usa à l'égard de Pouzzoles et de Capoue.
Fin dé l'Empire. — A partir de ce moment la constitution municipale ne changea plus, Pouzzoles demeura jusqu'à la fin de l'Empire colonia Flavia ; elle porte encore ce titre dans des inscriptions de l'époque des Sévères, Elle n'a plus alors d'histoire. Les Antonins paraissent lui avoir témoigné beaucoup d'intérêt; mais Commode est le premier empereur qui ait, à notre connaissance, revêtu à Pouzzoles une charge municipale : il y fut duumvir quinquennalis ^, bien entendu d'une façon toute honorifique. — Johannes Lydus nous apprend que les Napolitains et les Pouzzolans s'unirent pour faire bâtir un des plus beaux portiques de Constantinople, lors de la construction de la nouvelle capitale Pouzzoles fut, jusque sous le règne de Théodose, une ville riche et peuplée, ayant pour patrons des personnages considérables.
Une lettre de Symmaque contient d'intéressants renseignements sur les distributions publiques de blé que Pouzzoles recevait au iv*^ siècle du trésor de l'État : « Le divin Constantin accorda aux citoyens de Pouzzoles 150.000 modii pour l'alimentation de leur ville. Cette somme fut diminuée de moitié sous le règne du divin Constant ; puis Constance, sur la prière des habitants, accrut l'annone du peuple de Pouzzoles de 25.000 modii. Sous le gouvernement du divin Julien, Lupus, consulaire de Campanie, eu égard à la disette de Terracine, enleva aux Pouzzolans