Kaibel
POUZZOLES A l'époque ROMAINE
d'une autre ville inconnue (asiatique ou orientale) est mentionnée dans une inscription de Rome \ Les habitants de la province de Norique avaient à Rome la leur
De la comparaison de l'inscription de Pouzzoles avec les textes épig-raphiques ou littéraires se dégage la conclusion suivante : la statio était le local ou l'ensemble des locaux de la corporation des Tjriens résidant à Pouzzoles. Une difficulté se présente pourtant. On lit : -x vàp htpx ivaXw-xocxa y.a- Ta yzivb'^.zvx û; k-'.ay.zur,^^ tyJç ŒTaTuovcç zlq zxç lipaq r,iJ.épxç t:D v.upio'j 7.j-:oY,pi-cpoq auv-sa: ^7-/); sau-roi; k\o-r.Gi[j.zOQc, ïva [j.r, TÇi TTÔXtv iSapwij.ôv. Comme on traduit généralement GU[j.~i--ziv par obtingere, et comme, d'autre part, le fait que les mots ûz -à: Upà; r^\}Àpy.q sont intercalés entre aTa-iwvc; et cuv-saojr/iç semblerait indiquer qu'un rapport étroit existait entre la fête de l'empereur et la location de la aTaiiwv, il en résulterait que celle-ci n'eût été louée aux Tyriens et mise à leur disposition que lorsque, celle-là avait lieu. En ce cas la ŒTa-iuv, n'étant pas quelque chose de permanent, n'aurait pu être le siège d'une corporation. C'est sans doute à cause de cette difficulté grammaticale que Mommsen a modifié l'opinion qu'il exprimait dans un article antérieur à la note insérée par lui dans le recueil de Kaibel, et où, traduisant jxaTt'wv par (( Factorei », comptoir 3, il corrigeait cô^r.tzoÙTqz, qui l'embarrassait, en (7uiJ.-saouffav. Il s'agirait alors simplement de la réparation de la statio qu'il faut faire coïncider avec la fête impériale.
Je crois, avec M. Dittenberger, qu'on peut maintenir la lecture ajij.Tïôaouj-r^;. Bien que des incorrections et des négligences nombreuses apparaissent dans notre inscription, cuij.-saroja"/);; n'est pas une faute du lapicide. Ce verbe n'a d'ailleurs pas la signification à^ohtingere qu'on lui donne. Comme il n'est pas possible de faire dépendre de Qu\j.-Kztjoùrqq le pronom éajToïç qui se rapporte évidemment à èXoYwaixsQcz, aup.-KiT:- Tciv n'est pas, sans ce datif, traduisible par obtingere. Aussi bien a-t-il un sens assez spécial, que M. Dittenberger a juste-