‹ Précis de clinique thérapeutique [electronic resource]Chapitre 115 sur 150 · II. — Paralysies du plexus brachial · texte numérisé non relu

II. — Paralysies du plexus brachial

La paralysie du radial est de beaucoup la plus fréquente. Sa cause ordinaire est la compression et surtout la compression pendant le sommeil (individus endormis sur un banc, une chaise). La compression peut être aussi exei-cée par une corde, une bretelle, chez les porteurs de fardeaux. Une cause fréquente et souvent méconnue est la compression par béquilles, parfois par appareils orthopédiques (corsets), et chez les nourrissons par des maillots remontant trop haut. Il suffit de mentionner les paralysies traumatiques: plaies, cals hypertrophiques, angulaires, vicieux après les fractures de l'humérus. Des injections sous-cutanées d'éther faites au dos de l'avantbras ont parfois déterminé une parésie passagère. Comme causes générales, on recherchera surtout la syphilis et le saturnisme.

La paralysie du nerf du grand dentelé s'observe parfois par

suite de compressions chez des sujets ayant porté de lourds fardeaux sur l'épaule ou apfès des fatigues excessives du muscle (faucheurs, cordonniers). Le soulèvement de l'omoplate (omoplate ailée) quand le bras se porte en avant est caractéristique.

Les paralysies du médian et du cubital sont rarement isolées. Quelques paralysies du cubital s'observent à la suite de compressions en arrière de l'épitrochlée, ou dans les professions qui exposent à des chocs répétés sur l'éminence hypothénar.

Les paralysies du circonflexe sont très fréquentes à la suite des entorses, des contusions, des arthrites de l'épaule, un peu moins fréquentesaprèsles luxations. L'atrophie dudeltoïde est souvent très marquée et très rebelle. Parfois même le biceps, le brachial antérieur, le long supinateur finissent par se prendre (paralysies combinées de Erb). Çes paralysies combinées s'observent surtout chez les nouveau-nés après les accouchements difficiles. L'importance du diagnostic de ces paralysies avec les pseudo-paralysies syphilitiques est très grande.

Dans toutes ces paralysies, on cherchera d'abord les indications étiologiques, soit locales (ablation d'une esquille, d'une exostose, d'un cal exubérant, etc., réduction d'une luxation), soit générales (saturnisme, syphilis). Les frictions stimulantes (baume nerval, alcool, lie de vin, Heur de soufre), le massage méthodique des muscles atrophiés, les exercices gymnastiques passifs destinés c\ s'opposer à la rétraction des antagonistes seronttrèsutiles.Maisle grand traitement est l'électricité. On emploiera tout d'abord les courants faradiques. Si ce courant n'amène pas de contraction (réaction de dégénérescence) ou s'il existe une atrophie très marquée on aura recours aux courants continus.

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