COQUELUCHE
lescence s'éternise, on ne saurait trop recommander le changement d'air. Il est bien entendu indispensable que le changement n'ait pas pour re'sultat de conduire l'enfant dans un air moins pur et un climat plus rude. Mais ces conditions remplies, le changement d'air a souvent une merveilleuse efficacité. '
Médicaments. — Le nombre même des médications proposées contre la coqueluche prouve leur peu d'utilité. — Voici les principales médications inoffensives préconisées : 1° contre les quintes ; 2° contre la bronchite ; 3° contre les diverses complications ; 4° contre la longue durée de la coqueluche.
Le nombre et la violence des quintes seraient atténuées en entretenant dans la chambre une atmosphère un peu humide, en y faisant des vaporisations de goudron, d'eucalyptus, d'acide phénique. — Les insufflations intranasales ne seron>t pratiquées que chez les enfants qui les acceptent sans révolte; sinon on se contentera de leur faire priser la poudre choisie. Voici entre cent autres la formule de Moizard.
Benjoin pulvérisé 5 gr>
Salicylate de bismuth . . . ' 1
Sulfate de quinine ( Mx 1 §r •
Les badigeonnages de la gorge avec les divers anesthésiques sont bien plus capables de provoquer les quintes que de les atténuer.
De tous les médicaments internes, le café noir et l'alcool sont peut-être les plus efficaces. La teinture de drosera mérite d'être recommandée, moins parce qu'elle est bien active que parce qu'elle a une vieille réputation et semble d'une innocuité absolue ; on e n donnera suivant l'âge de X à XXX gouttes dans la journée.
Pour les médicaments actifs : belladone, aconit, opium, digitale, les sirops plus maniables, plus dilués seront préférés aux teintures. M. Cadet de Gassicourt donne le sirop de belladone de la façon suivante :
Sirop de belladone 5q
Sirop de tolu . . 150 gr."
Avant sept ans, une demi cuillerée à café, après sept ans, une cuillerée à café à la fois toutes les trois heures environ. Suspendre si les pommettes rougissent, si les yeux deviennent brillants, si les pupilles se dilatent.
Trousseau donnait chaque jour quatre cuillerées à café d'un mélange à parties égales de sirop d'éther, de belladone, d'opium, de fleurs d'oranger. Ce mélange ne sera prudent que chez les enfants un peu âgés. Henri Roger donnait par jour suivant l'âge de cinq à six cuillerées de sirop suivant : Sirop de belladone 50 gr.
Sirop de valériane ! ââ 25 gr.
Sirop de digitale • '
Au point de vue de la surveillance, on n'oubliera pas que ce sirop est deux fois plus riche en belladone que le sirop de Cadet de Gassicourt.
Si l'on emploie les teintures, il est toujours sage de diluer la teinture active dans cinq parties d'une teinture peu toxique. Voici par exemple une formule de Monin:
1 Teinture de belladone . )
— d'aconit ? ââ 2 gr.
— de drosera '
Teinture de myrrhe • 10 gr.
Une à cinq gouttes suivant l'âge dans un peu de lait après chaque quinte.
La bronchite qui accompagne la coqueluche sera traitée par l'hygiène, les révulsifs légers, les tisanes. L'ipéca donné de temps en temps, tous les huit jours environ, parait utile. On ne donnera jamais le tartre stibié.
La broncho-pneumonie serait traitée beaucoup plus énergiquement par les ventouses sèches, le quinquina, l'alcool, les inhalations d'oxygène.
Si le cœur paraît faiblir, si le pouls est faible et fréquent on donnera par demi-cuillerées à café un mélange de sirop d'éther et de digitale. En cas de syncope au cours d une quinte, Comby indique les llagellations avec un linge mouillé, la respiration artificielle, les tractions rhytmiques sur la langue.