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ROUGEOLE

qu'on évitera celte grave complication. A la première'menace, l'alcool etle sulfate de quinine seront essayés. L'ipéca a parfois une utilité pour faire expulser les mucosités, mais on se défiera de son action déprimante. Les ventouses constituent le meilleur révulsif. Le vésicatoire est une source incessante d'accidents. Dans les formes désespérées les inhalations d'oxygène ont parfois constitué une suprême ressource (Voir Broncho-pneumonie) .

Chez les enfants déjà un peu âgés et chez l'adulte, on observe parfois subitement une dyspnée intense, une véritable congestion aiguë du poumon. West, Barthez, Picot et d'Espine n'hésitent pas à recommander en pareil cas l'application de quelques sangsues sur le côté. La poudre de Dower (Ogr. 05 cent. àO gr. 20 cent, chez l'enfant en cinq à six doses) serait également utile. Si l'éruption pâlit et s'efface, ou si elle n'est pas encore apparue quand survient cette complication, on donnera dans une tisane chaude de 2 à 6 grammes d'acétate d'ammoniaque. On mettrait au besoin l'enfant dans un bain sinapisé. Dans les broncho-pneumonies avechyperthermie excessive, accidents pseudoméningi tiques, Guinon conseille même les bains froids.

Convalescence. — Le séjour à la campagne, une alimentation bonne mais progressive, suffiront le plus souvent. Si l'enfant continue à tousser, on donnera l'huile de foie de morue l'hiver, la glycérine (20 à 30 gr. par jour) l'été. L'enfant sera vêtu un peu chaudement. Les onctions grasses d'huile d'amandes douces sur le corps sont à recommander en hiver seulement.

Prophylaxies. — Pour les enfants robustes, âgés de trois ans, dans les épidémies n'ayant pas de gravité spéciale, et surtout dans les épidémies survenant à une saison relativement tempérée, le mieux est de ne faire aucune tentative de prophylaxie. Personne n'échappe à la rougeole et les enfants ainsi atteints seront mis à l'abri des rougeoles plus sérieuses de l'âge adulte.

Les enfants jeunes, débiles, toussant ordinairement, convalescents de coqueluche, de bronchite, de diphtérie seront

au contraire éloignés au moindre soupçon, la rougeole étant chez eux dangereuse. Si précoce que soit cet éloignement, il ne préviendra qu'assez rarement la maladie, la rougeole semblant surtout contagieuse à la période d'invasion.

Mieux vaudrait ne pas éloigner les enfants que de les envoyer comme on le fait parfois dans quelque endroit mal choisi où tous les soins viennent ensuite à leur manquer. Les enfants éloignés ne seront ramenés qu'au bout de six semaines au moins. Le même délai sera observé pour la rentrée à l'école des rougeoleux. La désinfection complète de l'appartement semble superflue, mais on ne négligera pas l'aération ni la désinfection complète de la literie. Lancry a rapporté une série de trois cas de rougeole observés successivement dans le même berceau d'une crèche jusqu'au jour où les rideaux furent enfin changés.

La déclaration pour la rougeole a été rejetée par l'Académie de médecine d'une part parce que la contagion s'effectue surtout à la période prééruptive, d'autre part parce que la désinfection estinutile, la vitalité du germe rubéolique étant très faible.

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