III. — Suette milîaîre
Résumé clinique. — La suette miliaire qui semble une affection spéciale d'origine tellurique, épidémique mais non contagieuse, offre trois grands caractères : 1° les sueurs d'abondance extrême ; 2» l'éruption miliaire ; 3° la douleur spéciale avec angoisse précordiale, constriction épigastrique. — Elle peut se compliquer d'accidents nerveux graves, d'accidents dyspnéiques, de détresse cardiaque, de néphrite.
Traitement. — Hygiène. — Le médecin luttera contre la tendance de l'entourage à surcharger les malades de couvertures, à les maintenir dans des chambres surchauffées. — En raison de la soif vive, de la rareté des urines, on insistera, sur le lait, le café, les tisanes diurétiques. La macération de quinquina est une des meilleures boissons. — La constipation, presque constante, sera combattue par des laxatifs légers. Beaucoup plus rarement l'embarras gastrique bilieux exigera un purgatif plus énergique, ou parfois un vomitif. L'intensité de la lièvre et des accidents nerveux dans certains cas de suette a conduit à recommander les lofions froides, les bains froids ou tièdes. Quand les accidents nerveux coïncident avec une suppression de l'éruption miliaire les bains sinapisés auraient donné d'assez bons résultats.
En dehors des toniques: caféine, quinquina, alcool, le sulfatfr