I. — Variole
Résumé clinique. — La variole même dans ses formes légères débute par une fièvre intense 40 à 41°. Les vomissements manquent rarement. La douleur lombaire,, atroce, souvent accompagnée de parésie des membres inférieurs, est un des phénomènes les plus caractéristiques du début. Les varioles graves peuvent s'accompagner de plus, dès le début, d'accidents ataxo-adynamiques et surtout hémorrhagiques (variole noire) .
Dans les varioles légères, l'éruption se fait attendre trois et quatre jours. Pendant cette période d'attente, survient parfois un rash passager, en plaques rouges qui, n'était l'absence de l'angine, ferait croire à la scarlatine.
Dans les varioles graves et conlluentes, dès le deuxième jour l'éruption apparaît. Elle débute dans les formes graves comme dans les formes légères par la tête, le cou, gagne ensuite les jambes et les mains. D'abord papuleuse, l'éruption devient rapidement vésiculeuse. Dans les varioles conlluentes, elle occupe non seulement la peau, mais les muqueuses, déterminant des conjonctives, des stomatites, de l'angine.
Quand l'éruption apparaît, la fièvre diminue, disparaît même dans les varioles discrètes. Mats, bientôt l'éruption suppure ; autrefois à cette période de suppuration apparaissait constamment une fièvre secondaire, plus marquée même que la fièvre du début. C'était la période de la suppuration, de l'infection purulente. Le traitement antiseptique de la variole diminuera beaucoup dans les varioles conlluentes, supprimera dans les varioles discrètes, cette fièvre de suppuration.
Ce traitement antiseptique supprimera aussi nombre de complications. Sans doute il existera des varioles ataxo-adynamiques, hémorrhagiques d'emblée ; il existera des éruptions confluentes avec conjonctivites, stomatites, angines, laryngites, bronchites, entérites. Mais les complications pyohémiques, si fréquentes autrefois à partir de la deuxième semaine : furoncles, abcès étendus, lymphangites, pleurésie purulente, endocardites et myocardites suppurées seront exceptionnelles.
La durée apparente de la variole sera donc très abrégée par le traitement antiseptique ; mais, la fièvre tombée, les précautions devront être prises jusqu'à la dessiccation et la cicatrisation complète.
En dehors des complications générales qui peuvent survenir encore à cette période, on doit se préoccuper des complications locales, des déformations cicatricielles ; mais celles-ci seront aussi singulièrement atténuées par le traitement, antiseptique.
Traitement des varioles moyennes. - Hygiène. — L'air et la propreté sont les deux grands médicaments de la variole. Sydenham faisait lever ses malades plusieurs fois par jour ; en été il les exposait môme à l'air. - Ce n'est qu'au moment