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CHAPITRE PREMIER

Congestion du ioie.

Résumé clinique a) Importance de la congestion prémonitoire des affections hépatiques : cirrhose, lithiase, abcès. — b) Marche chronique avec poussées subaiguës. — c) Symptômes : Inconstance de l'ictère, son importance pronostique.

Traitement. — I. — Poussée aiguë. — Révulsifs, irrigations chaudes. — Traitement de la douleur. Purgatifs. Ipéca. Régime lacté. ET. — Période chronique. 1° Importance de l'hygiène : Régime alimentaire, refroidissements, constrictions sur le foie. 2° Moyens locaux. 3° Moyens internes : Purgatifs ; Traitement antisyphilitique ; Arsenic et sulfate de \ quinine chez les paludéens ; Chlorhydrate d'ammoniaque ; Alcalins. 4° Hydrothérapie.

Résumé clinique. — La congestion du foie qui accompagne ou suit les autres affections graves du foie (abcès, cirrhose) les affections du cœur doit seulement être signalée. La congestion prémonitoire, première menace d'une cirrhose au début chez un alcoolique, un paludéen offre au contraire une importance extrême. Il en est de même de la congestion qui souvent précède les accidents de lithiase chez les goutteux, les graveleux, les arthritiques.

La congestion du foie offre en général une marche chronique entrecoupée de poussées subaiguës. L'alcoolisme, l'impalud.sme, les climats chauds, la syphilis sont les grandes causes de la congestion chronique. Les poussées subaiguës apparaissent a l occasion d'un excès alcoolique ou alimentaire, d'une îatifme, d une émotion ; assez souvent chez la femme les règles déterminent ces poussées.

Les congestions hépatiques qui accompagnent la ménopause, la disparition d'un flux hémorrhoïdaire doivent être aussi signalées. ^

Ordinairement le malade se plaint de mauvaises digestions, de palpitations, de toux bien plus que de son foie. Mais un examen attentif montre une certaine sensibilité locale ; le foie est gros mais cette augmentation qui porte surtout sur la partie supérieure est plus appréciable à la percussion qu'à la palpation. Il existe chez les sujets sanguins un teint rouge brique, chez les anémiques un teint pâle, terreux bien connu des médecins des pays chauds. La teinte subiclérique est souvent peu marquée. Les urines sont rouges, chargées d'urate et d'urée.

Quand la congestion hépatique est accompagnée d'ictère, l'imprégnation biliaire peut déterminer comme dans tout ictère une série de complications: ralentissement du pouls, tendance aux hémorrhagies, prurit cutané insupportable et même accidents infectieux de l'ictère grave. L'ictère est toujours un élément de pronostic particulièrement sérieux.

Indications thérapeutiques. — Le traitement doit être étudié: 1° au moment des poussées aiguës; 2° pendant la période de congestion chronique. Les indications auxquelles l'ictère peut donner lieu ne seront exposées que sommairement, leur étude devant être faite plus en détail à propos de l'ictère grave et à propos de la lithiase biliaire, la cause la plus fréquente des ictères bénins.

Traitement de la poussée aiguë de congestion. — Comme moyen local les compresses d'eau très chaude recouvertes d'un taffetas et appliquées sur le foie suffisent souvent. Les ventouses scarifiées, les sangsues étaient jadis très en honneur. L'application de deux à trois sangsues au pourtour de l'anus était particulièrement recommandé chez les hémorrhoïdaires et les cardiaques atteints de congestion hépatique. Onpourra recourir à ces moyens dans les congestions sans ictère mais chez les ictériques on devra se défier de la tendance aux hémorrhagies.

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