‹ Précis de médecine judiciaire [electronic resource]Chapitre 123 sur 208 · BELLADONE ET JUSQUIAME · texte numérisé non relu

BELLADONE ET JUSQUIAME

resse et constriction de la gorge, vertiges, nausées, rarement des vomissements, les pupilles dilatées au maximum. Puis surviennent des défaillances, des sueurs abondantes; la peau est chaude, il y a des démangeaisons et parfois des éruptions; la vessie et le rectum se paralysent. Chez les enfants il y a presque toujours des convulsions. Les adultes ont un délire turbulent, avec hallucinations , parfois une violente agitation, puis la stupeur, des convulsions. La mort arrive en quelques heures ou après deux ou trois jours : il y a paralysie des nerfs moteurs.

Les lésions anatomiques sont peu caractéristiques. Dans l'intoxication chronique on a signalé l'injection de la rétine. Dans les cas aigus, on a parfoi trouvé des congestions et des hémorrhagies dans les viscères.

Comme traitement : des vomitifs, des purgatifs au début. Infusion de café ; tannin.

3° Empoisonnement par la jusquume, stramoine, ciguë. La jusquiame (hijociamus niger) produit à peu près

Fig. 37. — Jusquiame.

POISONS STUPÉFIANTS

les mêmes phénomènes toxiques que la belladone. Toutefois le délire est moins violent.

La stramoine, pomme épineuse, contient de la daturine, qui est un alcaloïde identique à l'atropine. Mêmes symptômes, délire plus accusé.

Les ciguës sont des ombellifères. On en connaît plusieurs espèces : la grande, la petite, l'aquatique ou vireuse. La petite ciguë des jardins est souvent confondue avec le persil. C'est la grande ciguë qui a fourni le poison que prit Socrate. Les Grecs, paraît-il, y ajoutaient un peu de suc de pavot pour modifier les

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