II. Date de la grossesse
Ainsi qu'on vient de le voir, il est à peu près impossible d'affirmer la grossesse avant le quatrième mois. A partir du quatrième mois ce diagnostic devient relativement facile.
Dans le premier trimestre, les signes qui ont le plus de valeur, au point de vue de la probabilité, sont la suspension de la menstruation, le gonflement des mamelles avec les changements de l'aréole, la nouvelle coloration de la muqueuse vaginale, le développement de l'utérus. Les signes certains font absolument défaut.
Dans le second trimestre, la matrice est plus volumineuse, les parties génitales externes et internes changent d'aspect, il y a du souffle utérin, du ballottement, et vers le milieu de cette période apparaissent les mouvements du fœtus et les battements de son cœur.
Dans le troisième trimestre, le diagnostic est assez facile et les signes dont nous venons de parler sont nettement accusés.
Pour savoir à quelle époque est parvenue une grossesse, on pourra tenir compte des différentes indications suivantes qui, prises isolément, ne donnent pas une assurance absolument certaine. C'est ainsi qu'on peut compter à partir du jour probable de la conception, de l'époque de la dernière menstruation (la femme conçoit très-souvent dans les huit ou dix jours qui précèdent ou suivent les règles) ; ou bien on a noté les mouvements du fœtus. Ce sont des éléments d'appréciation aussi peu certains que le degré de développement de la matrice, l'état de son col, le volume et la force des mouvements du fœtus.
DES GROSSESSES MULTIPLES. 479 III. Des variétés de la grossesse.
Ce que nous venons de dire s'applique à la grossesse utérine ou normale. Il faut aussi citer la grossesse compliquée, c'est-à-dire accompagnée d'une maladie (le plus souvent une tumeur) qui en rend le diagnostic encore plus difficile, la grossesse multiple et la grossesse extra-utérine.
La grossesse multiple est assez rare dans l'espèce
humaine, ainsi que l'indique le tableau suivant que nous
avons dressé d'après la statistique de France.
Ce tableau montre qu'il y a un accouchement double sur 91 naissances, un accouchement triple sur S028 naissances. Sur 13,608,005 naissances qui ont eu lieu en France en 14 années, on n'a constaté que 8 accouchements quadruples, et 1 accouchement quintuple.
Dans la première moitié de la gestation il n'y a pas de signes qui permettent d'affirmer la grossesse multiple. Toutefois, assez souvent on constate la rapidité de distension du ventre et de la matrice, et l'exploration du contenu de l'utérus donne quelques indications. Ce eont le palper et l'auscultation qui fournissent le signe certain de grossesse multiple : le palper fait reconnaître la présence de plusieurs fœtus et l'auscultation permet de distinguer plusieurs foyers de battements fœtaux.
La grossesse extra-utérine 1 a une grande importance à cause des difficultés dont son diagnostic est parfois entouré. Il est certain que l'œuf fécondé peut se développer ailleurs que dans la matrice. On peut, avec M. Stoltz, réduire toutes les grossesses extra-utérines à deux espèces principales : la grossesse tubaire (avec ses variétés, tubo-ovarique, tubaire proprement dite,
* Keller (Théod.). Des grossesses extra-utérines , etc. Thèse, Paris, 1872.
<2 OT -ai <d ca *j t
fi Tvio c <»
« S fi
tJ% > "é " 5 c w S
.s Eoje §
S "o— fi
* O-rj O ^ 5 P S Wî
rt w S •• «3
£ es — (M
' <u to I
"fi <
<^> fi 2 «3 fi ! od« £:fi ;
- fi
> fi « WJ * ro v
CD
= C fi fi fi
« S? es :fi !fi
- ri «!
s fi£
SoS •
a; <^ in
O «3 Cfi
fi c s o oo J»
Oi CD CO