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V. Conséquences médico-judiciaires et règles de l'expertise

Il est à remarquer que ces accidents arrivent la nuit et en hiver. En cette saison, il est consommé une plus grande quantité de gaz, souvent celui-ci est sous une plus forte pression, et en outre la surface du sol étant durcie par la gelée, lorsqu'un siphon fonctionne mal comme dans les accidents de Strasbourg et d'Albi, le gaz s'infiltre sous terre et parfois à une très-grande distance.

Mais avec l'usage des appareils de chauffage par le gaz, les accidents peuvent aussi se montrer pendant la journée. D'après M. Kuhlmann, dans ces appareils, il y a production de gaz nitreux, ce qui rend les locaux inhabitables : il faut donc arriver à priver complètement le gaz de son ammoniaque.

M. Hudelo fut appelé à visiter un appartement ainsi chauffé et dont le locataire se plaignait d'accidents nerveux et de malaises qui disparaissaient toutes les fois qu'il quittait son logement. M. Hudelo a montré que ces appareils avaient vicié l'air de l'appartement. L'humidité de Fair avait augmenté d'une façon notable et elle devait être à son maximum en hiver. L'appareil exagérait l'altération de l'atmosphère déjà produite par la respiration des locataires.

Dans dépareilles expertises, en réclamations de dommages-intérêts, on peut avoir à examiner des cas d'intoxication chronique.

Pour ceux qui ont rapport à l'asphyxie, on tiendra

ASPHYXIE PAR LE MÉPHITISME

compte des symptômes que nous avons décrits. Les résultats anatomo-pathologiques sont très-nets et ils donneront la certitude.

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