UNE SOPHISTIQUE DU PRAGMATISME LE MANUEL DES MENTEURS
Giuliano il Sofîsta, de son vrai nom Giiiscppp Prezzolini, l'un des l'ondaleurs de celle passagère l'evue florenline, Il Leonardo^ si provocante et aventureuse, à l'afrùl de toutes les modes nou\elles, vient de rajeunir la sophistique ancienne, en rattachant l'art de persuader i au Pragmatisme. Cette philosophie toute fraîche, qui nous est arrivée d'Amérique cl d'Angleterre, où elle est l'expression de l'instinct, des hesoins, du sérieux de la race, tourne chez nos Italiens à la littérature, aux broderies, à l'immoralisme.
Le pragmatisme — nous avons essayé de l'expliquer — est une réaction anglo-saxonne contre l'intellectualisme, le rationalisme latins. Tout problème de métaphysique est insoluble : si vous cherchez à l'éclairer par la pensée et le raisonnement, vous n'apercevez que des ténèbres : le langage même dont