PASCAL ET LES PASCALISANTS
leurs. 11 vous dira (luc les cMlitions dos Pensées se sont multipliées à ce point <[u'il en a paru sept LMi moins de deux ans : deux sont supérieures, celle tle M. Michaul suit l'ordre primitii' du manuscrit ; celle de M. Brunschwieg, dans la collection des grands écri\ains, est agencée sui\ant un ordre purement logique. En même temps que ces deux éditions, on ue saurait assez recommander les Epoques de la pensée de Pasc(d i où iM. G. Michaut se conforme à la chronologie la plus rigoureuse : le li\rc où M. Sully Prudlioninie, sans se préoccuper de chronologie, examine, a\'ec quelle inquiétude des grands problèmes, avec quelle probité inlellcctuelle, 1(1 Vraie religion selon Pascal 2 et nous livre sa propre confession de philosophe et d'homme de science ; enfin, le Pascal, de M. Giraud Vllomme — /"O/ù/r/'c — rinflnence ^, vrai manuel du « pascalisant », où M. Giraud a mis Pascal en formules très nettes, dont le développement donnerait matière à une encyclopédie pascalienne. Nous voyons ainsi se former autour de Pascal toute une paroisse, tout un diocèse où catholiques, protestants, juifs, penseurs libres se rencontrent dans une vénération commune, non sans prêter parfois à Pascal leurs propres idées ; tel considère Pascal comme le meilleur apologiste du christianisme, lorsque tel autre découvre en lui le dernier prophète d'Israël. Mais prenez garde ! ne vous obstinez pas à suivre Pascal, pour