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G. Goyau, Autour du catholicisme social

LA CRISE DU CATHOLICISMf:. 151

nistes. Mais la démocratie implique un renversement de souveraineté. Les adversaires de ce courant dénoncent le danger d'anarchie, l'eau amenée imprudemment au moulin du socialisme pur i.

Une autre aspiration, d'ordre intellectuel, chez les catholiques les plus fervents, les plus attachés à l'itûflise. vise à une certaine liberté d'examen. Les uns voudraient établir l'accord entre les livres saints et les exigences de l'exégèse, les autres cherchent une explication des dogmes avec laquelle l'esprit moderne puisse s'accommoder. Une tentative dans la première voie a rendu célèbre le nom respecté de l'abbé Loisy. L'arrêt de Rome, auquel il s'est soumis, n'a pas coupé court à ces velléités d'indépendance relative. Elles reparaissent, sous une forme nouvelle, particulièrement dans deux ouvrages, auxquels il ne nous semble pas exagéré d'attribuer une grande importance, l'un de M. Edouard Le Roy, Dogme et critique ^, l'autre de M. Bureau, la Crise momie des temps nouveaux ^.

Agrégé des sciences, doué de remarquables facultés mathématiques, M. Edouard Le Roy traite a\ec compétence les plus hauts problèmes de philosophie : ses articles de la ricrue de métaphxjsique et de morale en témoignent. C'est en même temps un catholique d'une ferveur mystique.

Pour des esprits de cette nature et de cette trempe, réfléchir sur leurs croyances, en peser les contra-

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