Stendhal, Promenade dans Rome, I, p
mie et autorité prétendent l'une et l'autre à rèmpire sur l'àme entière. 11 n'y a pas en effet de séparation absolue entre les facultés humaines, entre la pensée et lactTon, entre les jugements et les croyances de la raison et les déterminations de la volonté.- M. Pillon 1 s'étonne, à juste titre, de cette inconséquence dans la philosophie religieuse de M. Le Roy. M. Le Roy prétend faire de l'autonomie la règle légitime du jugement et de la croyance, il accepte d'autre part une autorité externe tenue pour infaillible, comme règle de la détermination et de la conduite.' En opposition avec un pouvoir qu'ils sont obligés de respecter et auquel ils doivent se soumettre, les modernistes se trouvent dans une situation fausse et gênanlc, réduits, eux, les ennemis des casuistes, à inventer une nouvelle casuistique sur ies limites do la désobéissance.
La Papauté représente le pouvoir le plus illimité qui existe. Les fidèles seraient toutefois mal venus à se plaindre de cet absolutisme : l'obéissance est toute volontaire. L'Eglise ne possède plus aucun pouvoir coercitif : nul ne peut taxer Rome d'intolérance. Les partis politiques, autant que les sociétés religieuses, tracent à leurs adhérents des principes et un but, et ne se font pas faute d'exclure et d'excommunier ceux qui s'en écartent.
Transformer l'autocratie papale en une sorte de monarchie constitutionnelle serait, d'après M. Prezzolini, une des aspirations des modernistes. La monarchie constitutionnelle n'est autre chose qu'une