‹ Pragmatisme et modernisme [microform]Chapitre 40 sur 52 · Il cattoUclsmo rosso · texte numérisé non relu

Il cattoUclsmo rosso

moyens de la soumettre à nos fins. Mais elle nous tient plongés dans l'obscurité la plus complète sur une question capitale, celle de savoir pourquoi nous vivons et connnent nous devons vivre. « Les plus parfaites théories des sciences, écrit M. Lalande ^ nous laissent aussi loin d'une explication dernière et définilive de l'Univers que le peuvent faire les notions les plus grossières et les moins éclairées. Les sciences n'atteignent pas l'absolu, et ne font que poser le problème métaphysique avec plus d'acuité pour le savant que pour l'ignorant. » Elles le posent, ne peuvent le résoudre, et frappent en môme temps de caducité toutes les solutions des philosophes 2.

Cependant la plupart cherchent une satisfaction au besoin mélaphysique, qui se confond avec le besoin religieux. M. Boutroux nous a montré comment les hommes de nolro temps qui ont possédé la culture scientifique la plus vaste et la plus synthétique, les Auguste Comte, les Spencer, les Ilaeckel s, s'efforçanl à rendre la science reliiïieuse, et la religion scientifique, nous ont doté de nou- \elles idoles naturalistes, le Grand Fétiche^ Vlnconnaissable, ÏEther, noms nouveaux dont ils ont baptisé de vieilles connaissances, VElre Suprême, la Chose en soi, noniina, nuniina.

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