‹ Pratique de l'art de construire; maçonnerie, terrasse et platrerieChapitre 58 sur 145 · CUBE · texte numérisé non relu

CUBE

de mortier

ou de plâtre gâclié.

Nomas

de briqnes,

déchet

compris.

Selon que les ouvrages détaillés au tableau précédent, pour les briques du modèle de Bourgogne, sont exécutés en briques de Montereau ou en briques de pays (47), les nombres de briques employés augmentent d'environ 7 p. 100 pour les premières, et de 15 p. 100 pour les secondes.

■■•^•■merto iiilz.te em pierre de taille et pctito matérlaaz.

Î17. On construit souvent des murs dans lesquels on fait entrer a la fois de la pierre de taille et des moellons, meulières, bri-

■âÇORNKRUB MIXTE.

qaes) etc. La pierre de teille se dispose ordinairement par assises horizontales en bandeaux, ou par chaînes verticales, que Ton élève de distance en distance et principalenieilt aux angles des murs.

Les assises horizontiUes ne peuvent avoir aucun inconvénient; elles ont, au contraire , le très-grand avantage de relier dans toute leur étendub les maçonneries en petits matériaux sur lesquelles elles reposent. Quant aux chaînes verticales, elles ont Favantage de donner à la maçonnerie plus de stebilité et] de résistance aux points où elles se trouvent^ que dans les parties en petits matériaux hourdés en inortier ordinaire; mais, d'Un autre côté^ Tinégalité de tassement» qu'il est impossible de prévenir, a quelquefois de graves ineonvé^ hients. Le tassement est proportionnel a Tèpaisseur totale des joints en mortier^ laquelle est beaucoup plus grande dans la maçonnerie de petits miltéritlux que dans celle de pierre de taille, où les joints sont moins épais et moins nombreux.

Lès piertes formant ces chaînes^^^. 65, s'étendent ordinairement dans toute l'épaisseur du mur; on doit prendre la précaution de les alterner en courtes et longues, en commençant par en poser une longue sur la fondation. La seconde pierre doit être plus courte de O^jiO au moins que la première, afin que son déharpement sur celle-ci ne soit pas inférieur à 0",2Q« La troisième pierre doit être de même longueur que la première , afin de jeter harpe sur la deuxième, et ainsi de suite jttsqulà l'arase supérieure du mur, oà Ton termine par une pierre longue.

On diminue sensiblement les effets produits par l'inégalité de tassement des chaînes verticales et des maçonneries de petits matériaux^ en plaçant sur les parties a des lits supérieurs des pierres saillantes une couche de 0"f03 à 0"{04 d'épaisseur de mortier, fabriqué de manière que sa prise soit plus lente que celle du mortier employé pour le reste de la ma^nnerie; puis, en posant les moellons ou les meulières sur cette couche de mortier, en ayant soin, au contraire, de ne laisser qu'un très-petit joint entre ces matériaux et les parties c des lits inférieurs des pierres saillantes. Par cette précaution, s'il se produit un plus grand tassement dans la maçonnerie de petits matériaux que dans les chaînes , au lieu de se faire des déchirures au droit des parties de maçonnerie engagées entre les harpes de chaînes, la couche épaisse de mortier, par le peu de dureté qu'elle a encore acquise, se comprime et permet le mouvement de la maçonnerie. Comme, par suite de cette compression, les joints inférieurs des

31ï HREUIÈRB PARTIE. — MAÇONNERIE ET TERRASSE.

harpes s'agrandissent, on les remplit de mortier en faisant le rejointoyement des parements. «

Lorsqu'on construit des chaînes dans des murs hourdés en plâtre, on a soin de ne pas garnir de plâtre les joints qui séparent les chaînes de l'autre maçonnerie , au fur et à mesure qu'on élève la construction ; on évite également de faire porter les moellons sur les harpes des chaînes , afin de laisser lihre le tassement de la maçonnerie de petits matériaux. Ce n'est que quand tous les tassements sont produits, qu'on remplit les joints en plâtre noyé ou en mortier de chaux, et qu'on fait les enduits, qui, sans cette précaution, se fendilleraient.'

Quand il s'agit de chaînes d'angle, il y a encore un autre motif qui engage à ne pas garnir immédiatement de plâtre les joints qui séparent les chaînes des moellons , et à faire ces joints très-larges (0",06 a 0*,07), c'est que le plâtre, en durcissant, produit son effet de gonflement (88), et que, par cet effet, les murs dérangeraient les chaînes en les poussant au vide. C'est ce qui explique l'utilité des joints non remplis que l'on voit dans les pignons des bâtiments que l'on élève» au droit des angles des murs de face ou de dosseret de cheminées.

■■•^niBerlMi attardée* en mertler de elment rMMAln.

218. Les règles à suivre, quant k la disposition des matériaux, sont les mêmes pour les maçonneries hourdées en mortier de ciment que pour celles qui le sont en mortier ordinaire ou en plâtre; mais de ce que la supériorité de ces maçonneries sur celles ordinaires est due en grande partie à l'avantage du mortier de ciment sur le mortier ordinaire, tant à cause de son plus prompt durcissement dans l'eau ou à l'air, qu'à sa plus grande adhérence aux matériaux de construction et â son degré d'imperméabilité plus considérable, il en résulte que des soins tout particuliers sont nécessaires pour "assurer la bonne exécution de ces maçonneries.

Pour que le mortier de ciment romain employé â hourder les maçonneries fournisse un bon résultat, le maçon doit commencer par faire nettoyer parfaitement par les garçons les matériaux qu'il doit employer, et , de son côté, il doit préparer et nettoyer ^vec soin les endroits où il va poser de la maçonnerie, en les dégradant, les brossant fortement et les lavant pour faciliter l'adhérence. Ces opérations terminées , il fait gâcher la quantité de ciment dont il a besoin (79) , et il l'emploie a poser a bain de mortier les moellons ou meulières, qu'il tasse pour les affermir pendant que le mortier est mou, afin que celui-ci remplisse bien tous les interstices. Après la prise du ciment, il doit éviter de tasser les matériaux et de frapper sur les maçonneries exécutées; car il briserait le mortier, et, au lieu d'une excellente

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