‹ Pratique et doctrine de la dévotion au Sacré Cœur (volume 2)Chapitre 54 sur 102 · CorJesic, templum Dei sanctmn, miserere nohisl · texte numérisé non relu

CorJesic, templum Dei sanctmn, miserere nohisl

Cœur de Jésus, temple saint de Dieu, ayez pitié de nous. (Évang. selon saint Jean, 2, 19. 21.)

I. Le temple est le lieu saint. Parce que Tâme, en état de grâce possède Dieu, le corps du juste, relié à cette âme par un lien essentiel, est proclamé, par l’Apôtre, le temple du Saint-Esprit 1. Combien plus le corps, le cœur, substantiellement unis au Verbe de Dieu, méritent d’être appelés le temple de la divinité ! Jésus, d’ailleurs, n’a-t-Il pas parlé de son corps comme d’un temple 2? — Le temple est à Dieu. Combien elle appartient à Dieu la chair qui s’est unie substantiellement une Personne divine, ellemême identifiée avec la nature divine ou la divinité ! — Le temple est le lieu de la prière et du sacrifice. Quelles prières monteront mieux vers le Père céleste que les vœux formés dans le Cœur de l’Homme Dieu, quel holocauste aura jamais le parfum de cette oblation totale dont ce Père lut constamment l’hommage dans le Cœur de son Fils incarné !

IL Remarquez avec quelle justesse d’expression nous ne disons pas ici temple saint du Fils de Dieu : car, en tant qu’homme, ou personnellement uni à ce . Cœur, Jésus- Christ est le temple plutôt que Celui auquel il est dédié. L’union réalisée dans la Personne du Verbe a tellement sauvegardé la distinction de la nature humaine et de la nature divine que le Cœur de Jésus, tout en appartenant à cette Personne, forme un temple dédié à la Divinité 3.

(1) !*■« épître aux Corinthiens, 6, 19. Voy. nos Méditations sur la sainte Vierge. Partie supplémentaire, t. II, p. 232 (2® éd).

(2) Évang. selon saint Jean, 2, 19-21.

(3) Épître aux Hébreux, 10, 8-10.

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III. L’invocation ajoute : Temple saint de Dieu, ^a sainteté de la créature résulte de la force des attaches qui l’unissent à Dieu. Le Cœur de Jésus est un temple saint, parce que la consécration en est aussi irrévocable que l’union substantielle elle-même.

IV. Ayez ‘pitié de nous! Faites que nos cœurs, dont Vous avez fait les temples de votre Esprit, imitent votre sainteté, et que le souvenir de leur consécration nous préserve de tout désir inférieur, de toute parole trop peu digne, de toute action capable d’en violer le caractère sacré.

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