‹ Pratique et doctrine de la dévotion au Sacré Cœur (volume 2)Chapitre 67 sur 102 · ARTICIÆ II. IXVOCAT. 16. OB.JET DES COMPLAISANCES · texte numérisé non relu

ARTICIÆ II. IXVOCAT. 16. OB.JET DES COMPLAISANCES

ration. Comme le prouvent les discours échangés entre le Christ, Moïse et Elie^, celle-ci n’est que le glorieux Prélude de la Passion. Entendons d’ailleurs saint Paul : Dieu s’est plu à glorifier son Fils, parce que celui-ci s’est rendu obéissant jusqu’à la mort de la croix 2.

- L’objet créé des complaisances divines, c’est cette volonté qui s’humilie complètement sous la volonté infinie: c’est ce Cœur absolument docile à tout bon plaisir divin, jusqu’à accepter avec empressement la mort ignominieuse sur la croix.

Et derechef ces complaisances sont totales, non seulement parce que Dieu ne trouve rien dans ce Cœur qui Lui déplaise, mais encore parce que rien de créé ne Lui plaît si ce n’est comme semblable à ce Fils bien-aimé, l’unique modèle de toute prédestination.

• III. La complaisance peut être admirativej affective, effective. On se complaît à contempler, à aimer, à faire du bien. La complaisance divine est tout cela. Elle est, dans l’ordre incréé, l’ineffable jouissance de l’intellect divin qui se connaît entièrement, l’ineffable amour de la volonté qui s’aime et l’inefFable production éternelle du Fils par le Père, cette éternelle communication de toute la nature divine.

Et dans l’ordre créé, elle est une vue, une approbation divines qui ne peuvent évidemment rien ajouter à la jouissance de Dieu, mais qui appellent les eflPets de sa munificence. La complaisance apparaît dans la gloire du Dieu fait homme, dans toutes les bénédictions dont nous sommes l’objet à cause de Lui.

IV. Trois grandes leçons nous sont en même temps inculquées :

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