SUR LES DÉVELOPPEMENTS A DONNER AU CULTE DU SACRÉ CŒUR DE JÉSUS
La Consécration de 1899 donna lieu ensuite à une lettre circulaire aux Évêques, qui joint aux félicitations diS exhortations dont nous poitvons profiler nous-mêmes . ■N'ous la reproduisons à ce titre.
Révérendissime Seigneur,
Toujours il m’est agréable d’être auprès des Évêques l’interprète du Pasteur Suprême de TÉglise et de leur communiquer ses volontés ; mais c’est avec un plaisir tout spécial que je viens exprimer aujourd’hui à chacun d’eux la vive satisfaction ressentie par Sa Sainteté Léon XIII,
ANNEXES DOCUMENTAIKES
à roccasion de sa dernière Encyclique. Cette lettre, dans laquelle il prêchait la consécration solennelle du genre humain tout entier au Sacré Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ, il sait raccueil sympathique qu’elle a universellement rencontré chez les pasteurs et chez les fidèles, il sait l’empressement et le zèle qu’on a mis partout à s’y conformer.
Donnant lui-même l’exemple, le Souverain Pontife fit faire en son palais du Vatican, à la chapelle Pauline, des prières publiques, après lesquelles il dédia et consacra tout l’univers au divin Cœur de Jésus. Cet exemple fut suivi du peuple romain : il y eut foule dans les basiliques patriarcales et dans les basiliques mineures; dans toutes les églises paroissiales et à peu près dans tous les sanctuaires ; partout se répéta la formule solennelle de consécration, Rome s’y associant d"une voix unanime.
Bientôt arrivèrent de toutes parts (et il en arrive encore chaque jour) des lettres nous disant que cette même cérémonie s’est faite avec un pareil élan et une pareille ferveur dans chaque diocèse, je pourrais dire dans chaque église, non seulement de l’Italie et de l’Europe, mais aussi des régions les plus lointaines. Cet accord universel du peuple catholique pour répondre aux désirs et à la volonté de notre Père Suprême, est assurément tout à l’honneur des évêques : ce sont eux qui eu cette circonstance ont communiqué à leurs troupeaux l’impulsion et le mouvement. Aussi dois-je, pour répondre aux vœux du Souverain Pontife, vous adresser en son nom des félicitations chaleureuses et de vifs remerciements, comme à tous ceux qui, sous votre autorité, travaillent au salut des âmes.
Le Saint-Père, comme il le proclamait dans sa précédente Encyclique, a la confiance (et nous la partageons avec lui) qu’il résultera de cette consécration solennelle des fruits nombreux et abondants tant pour chacun des fidèles que pour l’ensemble de la famille chrétienne, voire ^