I. La communion , gage certain de la gloire future
1. 1. La gloire future! Ces mots nous transportent au-des3us du siècle présent, et détachent notre cœur d’une de ses pires vanités, la gloire humaine.
Gloire fragile, éphémère, fausse.
Sa fausseté, sa fragilité, son peu de durée, nous consolent de ses injustices. Elles nous font aussi aspirer vers la gloire future, qui sera juste, parce qu’elle sera proportionnée aux mérites; solide, parce qu’elle ne périra jamais ; et véritable, parce qu’elle résultera de l’estime et des louanges de Dieu. — Euge serve bone et fidélisé; — ratifiés par les suffrages unanimes des anges et des saints.
2. Aimons à fixer le regard de notre âme sur cette gloire future, dont la jouissance n’est pas éloignée. Nous porterons d’un cœur si léger les déboires de l’heure actuelle; et les tentations d’envie ne sauront plus empoisonner nos jours.
II. 1. La réception de l’Eucharistie est un gage de cette gloire future. Pesons bien toute la force de la preuve. La vérité a pour garant une parole infaillible de Jésus-Christ.
Quoi de plus formel : « Quiconque mangera de ce pain vivra éternellement... Celui qui mange ma chair... possède la vie éternelle1 2. » Il la possède, non pas encore dans la pleine réalité, mais dans son germe.
2. Recevons cette parole de Dieu avec reconnaissance. Et quelle condition suppose-t-elle de notre part? L’usage régulier et convenable de ce sacrement; des communions qui soient bonnes et suffisamment nombreuses. Plus les
(1) « Que c’est bien, serviteur bon et fidèle! » Év. S. Matth., 25, 21 et 23.
(2) Év. S. Jean, 6, 52, 55.
communions sont ferventes, plus elles sont multiples, et plus aussi il est vrai que nous mangeons la chair du Christ, plus il est certain que nous tenons la vie éternelle.