‹ Pratique et doctrine de la dévotion au Sacré CœurChapitre 119 sur 334 · ART. H. MÉDITATION POUR LA FÊTE DU SACRÉ CŒUR · texte numérisé non relu

ART. H. MÉDITATION POUR LA FÊTE DU SACRÉ CŒUR

d’expiation qu’il propose à ses fervents Yrnis. Ai-je accompli ses désirs? Jusqu’à quel point?

4. Il y ajoutera ses promesses. Je me rappellerai combien elles sont magnifiques. Elles s’étendent aux familles, aux demeures, aux œuvres du saint ministère; elles comprennent la bénédiction de toutes les entreprises, la conversion des cœurs endurcis, la paix de l’âme, le salut et la persévérance finale1.

2e point. Mon cœur,

1. Je considérerai pareillement la pauvreté, le néant de mon cœur. C’est le cœur d’une créature.

2. Ses souillures. Que de bas sentiments, que d’affections indignes, que d’égoïsmes, quelle servile duplicité ! Je l’avouerai à ma honte.

3. Ses déboires. Je consulterai mon expérience. Quelles illusions, et puis quelles déceptions, chaque fois que je me suis attaché aux hommes, aux choses d’ici-bas!

4. Son indigence. Sa soif de trouver à se reposer dans le bien, et sur le cœur d’un ami fidèle et sûr.

3e point. L’union de ces deux cœurs.

1. L’union de ces deux cœurs m’est proposée par Jésus. Comme II la veut étroite, intime, constante! Avant de mourir, Il se disait le cep de vigne, et nous comparait aux branches, qui, sous peine de périr, doivent adhérer à la vigne, en recevoir la sève vivifiante. Il frappe à la porte de mon cœur; Il s’incorpore en moi; Il veut me transformer en Lui. Le désir le plus ardent qu’il ait sur moi, c’est que j’en arrive pleinement à dire : « Je vis, ce n’est plus moi qui vis, mais c’est le Christ qui vit en moi2. »

(1) Sur le sens à donner à cette douzième promesse, voyez la Partie doctrinale de cet ouvrage.

(2) Ép. aux Galates, 2, 90.

2. Cette union est toute à mon avantage. Elle me donne la sainteté, la fécondité spirituelle; la paix et la joie de l’Esprit-Saint ; la grandeur véritable, l’indépendance de tout ce qui est terrestre, la vraie liberté.

1. Après m’être bien affectueusement entretenu dans ces pensées, je me demanderai bien sincèrement, si, oui ou non, je vais faire la consécration de moi-même dans le sens d’une oblation totale, sans réserve comme sans retour; si j’ai assez d’amour et assez de confiance, pour ne plus vouloir, en dehors de Notre-Seigneur, ni appui, ni ami, ni plaisir l.

Page 1