ART. IL MÉDITATION POUR LA FÊTE DIT SACRÉ CŒUR
la belle oraison de la fête : « Dieu tout-puissant, faites, nous Vous en supplions, que, mettant notre gloire dans le très saint Cœur de votre Fils bien-aimé, et célébrant les principaux bienfaits de son amour pour nous, nous y trouvions à la fois et un sujet de joie, et des fruits de salut. C'est par le même Jésus-Christ, Notre-Seigneur, que nous le demandons. Ainsi soit-il. »
ARTICLE II
Méditation pour la fête du Sacré Cœur.*
Remarque préliminaire. A dessein, nous ne présenterons qu'un résumé assez pâle et assez froid d un sujet si fécond et si touchant, pour laisser à celui qui médite l’initiative des développements et des sentiments. Il est aisé de puiser à une source qui jaillit d’elle-même. Et il importe que les persuasions et les saintes affections soient
(1) L’Évêque diocésain peut transférer la solenni'é de cette Fête â un autre jour. 11 peut même, pourvu que la date choisie ue soit pas une fête double de lrc classe ou un dimanche privilégié de lre classe, permettre de dire ce jour-là les Messes propres du Sacré Cœur. Si la translation coïncidait avec un double de 2e classe, ou un dimanche, férié, vigile, octave privilégiés, la seule Messe solennelle pourrait être du Sacré Cœur. Et en tout cas, la Messe paroissiale ou conventuelle, conforme à l’office du jour, ne peut être omise dans les églises qui sont astreintes à ce service.
Malgré cette translation, le Vendredi après l’Octave du saint Sacrement reste assigné à la Fête du Sacré-Cœur, et les prêtres continuent de devoir, ce jour-là, réciter l’office et dire les messes du Sacré Cœur. (Décr. de la S. Congrégation des Rites du 23 juillet 1897.) Au jour où se fait la solennité de la Fête, on peut gagner une Indulgence plénière, en se confessant et communiant, et en priant anx intentions du Souverain Pontife dans l’église où elle se célèbre. (Pie VH, audience du 7 juin 1815. Voy. décret des Rites du 23 juillet 1897.) Pour les indulgences attachées à la consécration du genre humain, voy. infra, s. 3, c. 2, n. v.
260 SECT. n. MÉDITATIONS, CS. II. FÊTE ET NE U VAINE
spontanées et personnelles à chacun, autant que l’acte d’offrande et de donation qu’elles doivent produire.
1er Prélude. Je me figurerai que Notre-Seigneur m’apparaît dans le Tabernacle, tel qu’il se présenta à sainte Marguerite -Marie. Son visage, doux et triste à la fois, respire un ineffable amour. Du doigt II me désigne son Cœur dans sa poitrine entr’ouverte, et II me dit : « Voilà ce Cœur qui a tant aimé les hommes. »
2e Prélude . Je demanderai à mon Sauveur, avec toute la ferveur possible, la grâce insigne de comprendre ce qu’il est Lui-même, ce qu’est son Cœur divin, pour m’attacher à Lui, et tout entier passer en Lui à jamais.
1er point. Le Sacré Cœur de Jésus.
1. Je considérerai les richesses du Cœur de Jésus. C’est tout ce que ce Cœur donne, c’est tout ce qu’on trouve en Lui.
Ce qu’J£ donne : pour me borner aux bienfaits principaux, Il donne sa vie entière, sa Passion, la Sainte Eucharistie. Que n’a-t-11 pas fait pour me prouver son amour?
Ce qu’on trouve en Lui : la Divinité, avec l’infinité de tout bien ; et toutes les perfections que peut réunir un cœur humain. Je parcourrai ces perfections. Quels attraits que ceux du Cœur de Jésus-Christ! Je concevrai pour Lui un véritable enthousiasme.
2. J’écouterai ses plaintes. Il se plaint de l’ingratitude des hommes; des injures, des oublis dont II est victime au Très Saint Sacrement. Il se plaint spécialement de ce que les personnes qui Lui sont consacrées Le traitent souvent avec si peu d’égard, et parfois si indignement. Je compatirai à une affliction si légitime.
3. Je L’interrogerai sur ses désirs. Il demande que, par le culte du Sacré Cœur, on honore son amour méconnu : Il demande l’amour ; Il demande la réparation par l’amende honorable, la communion réparatrice du premier Vendredi, et surtout par la vie d’immolation et